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De la Toussaint au Christ, Roi de l’univers, ou des béatitudes au jugement dernier…

« Heureux les pauvres de cœur, car le royaume des Cieux est à eux »… les premiers mots prononcés par Jésus sont un souhait de bonheur ! Sur la montagne, il est entouré de personnes blessées dans leur cœur et leur corps.

Le jour de la Toussaint, nous entendons ainsi la joie des béatitudes. Qu’elle nous pénètre ! Le jour du Christ-Roi, nous entendons la parabole du jugement dernier. Dans l’évangile de Matthieu, les béatitudes ouvrent la prédication du Royaume des cieux. La parabole la termine en point d’orgue. la boucle est bouclée.

Le drame des « maudits » est de n’avoir pas « vu », de n’avoir pas voulu voir, de n’avoir pas supporté de voir la détresse des humiliés qui sont « notre propre chair » et auxquels Jésus s’est identifié à jamais.

Comme annoncé le 23 octobre, notre évêque, Mgr François Jacolin, devrait sceller une plaque dans la cathédrale de Luçon le 22 novembre, jour du Christ-Roi. Il y reconnaît, « la honte au cœur », les souffrances « inscrites à jamais dans le corps et le cœur des personnes victimes des violences sexuelles dans leur enfance au sein de notre Église ». Aujourd’hui, il nous faut voir, vouloir voir, supporter de voir ces violences ainsi que toutes les autres, en particulier les abus de pouvoir et de conscience. Voir et agir. C’est justice. Et fraternité.

Quand il juge, Dieu nous fait l’honneur de nous aimer, de nous responsabiliser. Il nous regarde, moins d’un air vengeur que d’un air malheureux : « ô mon peuple, que t’ai-je fait ? ». Il attend des sursauts de conscience, des choix, des décisions, des actes.

Sur la montagne de Galilée, il nous propose en modèle les « justes », ceux et celles qui sont pauvres, doux, en larmes, insultés, assoiffés de justice, acteurs de paix et de miséricorde. Dans la parabole de Mt 25, les « maudits » sont envoyés vers le châtiment éternel. J’aime à penser que, le long du chemin, il se trouvera des « justes » pour se lever et faire appel à Dieu de sa miséricorde.

« S’il n’y a que la justice, qui sera sauvé ? Mais s’il y a la miséricorde, qui sera perdu ? S’il y a la miséricorde, qui peut se vanter de se perdre ? Se sauver est impossible à l’homme, mais rien n’est impossible à Dieu. » (Charles Péguy, Le Mystère des Saints Innocents, 1912).

P. Gérard Billon

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