Saint Jean Baptiste l’Epine

Au XVIIème siècle, les 750 Epinerins souffraient d’être séparés de l’église de Noirmoutier par plusieurs kilomètres de très mauvais chemins, serpentant à travers les marais, inondés à chaque grande marée et quasi impraticables à la mauvaise saison, à tel point, que, pour remplir leurs obligations religieuses, ils devaient parfois faire le tour de l’île en passant par L’Herbaudière. Urbain COMMARD, riche habitant du village, résolut de doter L’Epine d’une chapelle, espérant qu’un jour son village et tous les hameaux voisins formeraient une paroisse.Il donna l’emplacement et, le 17 octobre 1683, fit un marché avec l’architecte Pierre RICHARD. A la St Jean de 1684, la chapelle était terminée.
En 1791, les biens de la chapelle sont mis en vente en tant que  » biens nationaux ». En 1794, la chapelle Saint-Jean Baptiste est entièrement détruite.

En 1802, une souscription est lancée pour la construction de l’église à l’emplacement de la chapelle détruite. Les travaux de construction de l’église débutent dès le 15 février 1802. Ils s’achèveront vers la mi-octobre de la même année. En 1807, l’église de L’Epine devient enfin paroissiale avec, pour premier curé, Jean-Baptiste COUSIN. En 1811, l’église est agrandie et le tableau des fonts baptismaux représentant le Baptême de Notre Seigneur par Jean-Baptiste est acheté. En 1824, se fait le dernier agrandissement de l’église actuelle. Le presbytère, situé entre l’église et le cimetière, est construit en 1827. Les 13 vitraux sont mis en place en 1862. Un nouveau clocher est construit en 1874. L’église Saint Jean-Baptiste, d’architecture très simple, mérite bien que l’on s’y arrête. Vous pourrez voir une grille de fonts baptismaux, inscrite à l’inventaire supplémentaire des Monuments historiques, un beau et monumental confessionnal ainsi qu’un tableau de l’Adoration des Mages datant de 1672.

Une vitrine vitrée et blindée a été installée près de l’entrée principale. Des objets du culte, datant pour la plupart de plus de 150 ans, y sont exposés : deux calices et leurs patènes, un ciboire, un ostensoir, une croix de procession, une croix reliquaire, une chasuble, un pupitre et une boîte aux Saintes Huiles. Retrouvés dans la sacristie de l’église, ces objets ont ainsi été précieusement conservés par les sacristains et les personnes en charge de l’entretien de l’édifice, qui se sont succédé depuis sa reconstruction en 1802, après sa démolition durant la Révolution.

Ce trésor épinerin, béni en juin par le père Grégoire Cieutat, curé de la paroisse Saint-Philbert en Noirmoutier, s’inscrit dans le futur circuit des trésors d’église de Vendée initié par le Conseil Départemental. Ce parcours, dans lequel L’Épine est la 18e commune à s’inscrire, sera officialisé lorsqu’il comptera vingt églises. Un trésor à découvrir dans ce lieu où des travaux seront aussi réalisés comme la réfection de la menuiserie du transept.