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5 février, Sel de la terre et lumière du monde

Jésus à ses disciples : « Vous êtes le sel de la terre, vous êtes la lumière du monde ». Cette surprenante affirmation souligne d’abord qu’ils ne sont pas sur terre pour eux-mêmes mais pour une mission, celle de donner du goût à un monde fade et celle de donner de la lumière à un monde ténébreux. Et bien évidemment ce qui est vrai pour les disciples autour de Jésus, l’est tout autant pour nous aujourd’hui !

Cette mission peut être remplie indifféremment de deux manières qui sont en fait complémentaires, en effet 1) pour donner du goût, le sel doit disparaître, mais 2) pour éclairer la lumière doit être rendu visible…

Alors la question véritablement importante que souligne Jésus est celle de la qualité du sel et de la visibilité de la lumière : « Si le sel devient fade, il ne vaut plus rien, on le jette dehors… » et « On n’allume pas une lampe pour la mettre sous le boisseau … »

Comment être  du sel qui donne du goût ? Comment être une lumière qui éclaire ? En première lecture nous avons entendus: « Partage ton pain, recueille le sans abri, couvre celui qui est sans vêtements. » Tout cela faut-il  le faire en comptant sur nos propres forces ? En fait nous prenons  le bon chemin lorsque nous prenons conscience de la grande limite de nos forces.

Cela m’a fait penser témoignage du Père  Walter Ciszek, dans son livre : « Avec Dieu au Goulag » paru en 2010. En 1929, ce jésuite avait décidé de répondre à l’appel du pape et de partir en mission en Russie. Il était un homme particulièrement brillant, déterminé, cultivé, volontaire. Après un passage par Rome, le voilà en Russie mais la police découvre bientôt son identité et l’enferme à la prison de la Loubianka à Moscou. Là, pendant 5 ans, seul dans une cellule, il aura pour unique contact son officier traitant. Interrogé régulièrement ii a commencé par compter sur son intelligence, sa culture, sa capacité à ruser, mais un jour il est entré dans une grande détresse car il a pris conscience de la limite de ses forces.

À travers la prière, le Seigneur lui fait progressivement comprendre qu’au plus intime de lui-même demeurait toujours une absence de confiance dans la vérité, la force et la solidité de son amour pour lui – un peu comme si une pierre obstruait la source qui était en lui ou comme une porte qu’il avait peur d’ouvrir.

Alors dans un acte d’abandon définiti,  il  décide de cesser de placer sa confiance dans ses propres forces pour faire une absolue confiance dans l’amour de Dieu quelles que soient les circonstances. Dès qu’il a franchi cette frontière, le résultat n’a pas été la peur, mais la libération, non pas le danger mais une chaude vague de confiance…

Alors, au sein du goulag pendant 15 ans puis  en résidence surveillée en Sibérie, il est devenu celui par lequel « l‘amour de Dieu » s’est manifesté. Il a été  le sel de la terre et la lumière du monde.

C’est exactement le même mouvement dont nous parle Paul : « Mon langage n’avait rien d’un langage de sagesse qui veut convaincre ; mais c’est l’Esprit et sa puissance qui se manifestait, pour que votre foi ne repose pas sur la sagesse des hommes mais sur la présence de Dieu » » La confiance de Paul dans la puissance de l’Esprit était telle qu’il en devenait convainquant.

Pour accomplir notre mission de disciples de Jésus, il nous faut avant toute chose avoir donné notre absolue confiance à Dieu. Il nous faut être convaincu que Dieu sait mieux que nous ce qui est bon pour la terre et le monde. C’est ainsi que nous pouvons devenir ce que nous sommes déjà dans le regard de Jésus : le sel de la terre et la lumière du monde. (Henri Miailhe)

 

15 janvier, messe avec la prédication du pasteur Jacques Hostetter, Eglise Protestante Unie de France – Vendée-Ouest

Chers frères et sœurs,

Si nous avions poursuivi la lecture du prologue de l’Evangile selon Jean de seulement quelques versets, nous aurions pu constater qu’à deux reprises Jean-Baptiste passe le relais à Jésus en disant « Voici l’agneau de Dieu » (1, 36) et même « Voici l’agneau de Dieu qui enlève le péché du monde » (1, 29). Cela suffit pour qu’André et une personne anonyme se mettent à suivre Jésus.

« Voici l’agneau de Dieu » Que peut vouloir dire cette formule au moment de la rédaction de l’évangile, dans la culture de l’époque du début du second siècle de notre ère ? Sans doute plusieurs choses, si l’on mène une enquête à la fois dans l’Évangile selon Jean et dans les références à la Première Alliance – l’Ancien Testament – qu’il met en lumière.

D’abord qu’évoque un agneau dans la culture juive de l’époque ? L’agneau étant un animal de boucherie, cela évoque d’abord un délicieux repas en famille mais aussi, et vous vous en souvenez sûrement, un épisode majeur de la délivrance des hébreux en Egypte, lorsque le peuple de l’Eternel aspergea les linteaux de sa maison du sang de l’agneau pour que l’ange exterminateur ne mette pas à mort les premiers nés résidant dans ces demeures.

La première façon d’entendre la parole du Baptiste : « voici l’agneau de Dieu », pour qualifier Jésus, est d’y voir une allusion à un passage du livre du prophète Ésaïe 53 qui annonce la venue d’un bien curieux Messie : non pas un puissant roi terrassant le mal sous toutes ses formes et dans le monde entier, mais un Messie serviteur de Dieu, plein de compassion pour ceux et celles qui souffrent, les accompagnant et partageant leurs peines. Et du coup, ce serviteur de Dieu est traité comme un agneau que l’on mène à la boucherie à cause de nous, pour nous, avec nous. À l’appui de cette première façon de comprendre « voici l’agneau de Dieu » il y a le fait que les deux hommes que cela décide de suivre Jésus disent ensuite « nous avons trouvé le Messie », au verset 42, et toujours dans le 1er chapitre de l’Evangile selon Jean. Par ailleurs, un peu plus loin dans son écrit, l’auteur de l’évangile de Jean cite explicitement Ésaïe 53 pour expliquer le genre de salut que Dieu nous offre en Christ (Jean 12, 38) : Celui de la compassion et de l’accompagnement, au ras de la souffrance des personnes individuelles que Jésus croise par hasard de ses pérégrinations. Cette première explication est donc assez probante

Mais il y a une seconde façon d’entendre « voici l’agneau de Dieu » qualifiant Jésus, et j’y ai déjà fait allusion : C’est d’y reconnaître l’agneau pascal, symbole de la célébration de la principale fête juive et chrétienne, c’est-à-dire Pâques. Le texte biblique d’Exode 12, relatant la sortie d’Egypte, était certainement plus connu de la population juive de l’époque que le texte du serviteur souffrant d’Ésaïe et un solide argument vient à l’appui de cette seconde hypothèse de lecture : c’est qu’à la croix, Jean fait explicitement référence à Jésus comme agneau pascal quand il dit que pas un os de Jésus n’a été brisé et que cela accomplit les Écritures (Jean 19, 36). Le texte que Jean cite alors est précisément ce texte du livre de l’Exode où il est question de manger l’agneau pascal (Exode 12, 46). D’ailleurs l’auteur insiste pour dater la mort de Jésus du « jour de la préparation de la Pâque » (Jean 19, 14,31 et 42), c’est-à-dire le jour où l’agneau pascal était abattu.

Nous voici donc avec deux bonnes façons de comprendre cette parole de Jean-Baptiste sur le Christ et sur ce qu’il est censé nous apporter. Comment choisir entre ces interprétations ? Mais faut-il choisir ? Je ne le pense pas. En effet, quand deux lectures sont possibles dans les Ecritures judéo-chrétiennes, c’est presque toujours afin de nous inviter à articuler les deux ; et c’est particulièrement le cas dans l’Évangile selon Jean.

La première explication, faisant référence au « serviteur souffrant » d’Ésaïe, nous dit quel salut Dieu nous donne en Christ : un amour, une compassion, un accompagnement dans la détresse et l’angoisse, une paix que Dieu nous offre en lui. La seconde explication, avec l’agneau mangé en famille pour la Pâque, nous donne le mode d’emploi de ce salut. Ce n’est pas quelque chose de magique qui s’impose à nous de l’extérieur. Il s’agit, comme dit dans le livre de l’Exode, de manger cet agneau en famille, qui a à se cotiser pour que personne ne soit oublié.

De puiser dans la manducation symbolique de l’Agneau une force afin d’être prêt à nous mettre en route le lendemain, et d’être libéré des griffes du pharaon. Se nourrir de l’enseignement du Christ, vivre sur son chemin de vérité et de vie, retenir ses paroles, avoir en nous la mémoire de ses gestes, mâcher, ruminer ses enseignements, les déconstruire pour mieux les assimiler, c’est ce qui nous permet de vivre debout, déculpabilisés, graciés, libérés de l’esclavage du péché. Pour les chrétiens comme pour les juifs, chaque jour devrait être une Pâque, chaque sabbat ou chaque dimanche un banquet.

Mais encore faut-il pour cela reconnaître en Jésus le Messie attendu, l’agneau de Dieu qui ôte le péché du monde. Et c’est bien cela que Jean le Baptiste fait. Il a la clairvoyance de reconnaître en Jésus celui qui le précède, alors que ce n’est pas évident. Il sait voir « l’Esprit descendre du ciel comme une colombe et s’arrêter sur lui ». Or, cet Esprit nous est promis à chacun de nous par le Christ, cet Esprit continue à descendre et à demeurer sur nous, en nous, en chacun, même s’il ne le sait pas et le cache au plus profond. Saurons-nous voir cette colombe, descendre et se poser ? Saurons-nous y attacher plus d’importance qu’aux pigeons, mouettes et goélands que nous ne voyons même plus ? Saurons-nous reconnaître le Christ dans la personne avec qui nous avons affaire, et voir sous son apparence ordinaire, l’être sur qui est réellement descendu l’Esprit de Dieu ? Saurons-nous discerner en nous-mêmes cette tête que Dieu bénit, ce frémissement d’espérance qui déjà peut nous permettre de redresser la tête et de vivre ?

Le Christ, au début d’Évangile selon Jean, ne dit quasiment rien. Ses premiers mots, sa première prédication ce seront quelques mots qui invitent à se demander ce que l’on cherche vraiment « Que cherchez-vous ? », puis « Venez et voyez. » Dans le prologue de cet écrit Johannique, avec ce récit, l’auteur nous dit que l’Évangile n’est pas d’abord une chose que l’on entend et que l’on peut répéter, mais quelque chose que l’on voit, et que l’on peut expérimenter.

Certes, l’Évangile selon Jean est très théologique, mais, dès cette introduction, cette théologie a pour simple fonction de nous préparer à accueillir le Messie ; comme quand le Baptiste dit que ce Jésus qui est là, parmi les gens, et qui n’apparaît que maintenant, nous est pourtant premier, qu’il nous a précédé, qu’il était avant car, en tant que Messie, il ne peut qu’être le premier en toutes choses. C’est de la très haute théologie. Mais l’essentiel n’est peut-être pas là, car il ne s’agit que d’une voix qui prépare le chemin devant nous pour notre futur trajet dans le désert.

J’aimerais que cette toute première chose que nous dit Jean nous aide à avoir… de  l’appétit, que nous ayons cette attente de quelque chose de neuf dans notre vie. Que nous le recherchions dans un mouvement profond et vrai en regardant le Christ qui passe. Une recherche, un mouvement approfondi dans la prière et dans la rencontre de l’autre pour s’entendre dire du Christ « Que cherchez-vous ? ».  Et que, oui, nous osions nous lancer, même si c’est juste « pour voir ».

Somme toute, Jean-Baptiste m’apparaît d’abord comme un panneau indicateur solidement enfoncé dans le roc de sa mission. Il incarne la connaissance sur Jésus, qui sera prolongée par le texte des évangiles. Jésus, lui, est vivant, mobile. Il passe et repasse comme la grâce de Dieu qui jamais ne se lasse de venir nous offrir sa présence. Chaque fois que Jean-Baptiste le voit marcher devant lui, c’est alors qu’il peut dire à ceux qui l’entourent « Voici l’Agneau de Dieu », désignant ainsi Jésus marchant comme étant le Christ.

Dans les autres Évangiles, c’est à son baptême que Jésus est reconnu comme Fils de Dieu. Mais ici, il semble que ce soit dans son mouvement que Jean-Baptiste reconnaisse le Christ. Comme s’il voyait alors l’Esprit de Dieu descendre et demeurer sur lui. Et c’est dans ce mouvement que sont entraînés les deux disciples de Jean-Baptiste, et, cherchant où Jésus demeure, c’est en allant à sa suite qu’ils voient… que le Christ demeure toujours en mouvement. Et c’est bien normal, puisque l’Esprit de Dieu « demeure » sur lui et que l’Esprit est le principe même de la dynamique d’évolution dont Dieu est la source.

J’aimerais qu’avec cette toute première chose que Jean dit sur le Christ, nous sentions déjà frémir ce mouvement que Dieu souffle dans le monde et en nous-mêmes, un sain tressaillement au plus profond de nous-mêmes, de notre cœur, de nos pensées, des étincelles de prise de conscience dans l’humanité. Et savoir reconnaître, comme le Baptiste, quand un mouvement est un bon mouvement qui vient de l’Esprit de Dieu. Et que cela nous donne envie de vivre de cette mobilité, de s’accrocher derrière le Christ, le bon berger, le chemin, même si c’est juste « pour voir ». Et être avec lui un peu plus vivant.

Aucune église, aucun dogme, aucun Évangile même, ne peut mettre en équation ce mouvement qu’est le Christ. Son mouvement est, comme le dit l’auteur de l’évangile selon Jean un peu plus loin dans son livre, celui de l’Esprit, et « l’Esprit, comme le vent, souffle où il veut. Certes, et c’est heureux, nous pouvons en entendre le bruit ; mais nous ne saurons ni d’où il vient, ni où il va. Il en est ainsi de tout homme qui est né de l’Esprit (Jean 3, 8).

J’aimerais que chacun se sente autorisé, par l’Esprit, d’être libre de faire le bien qu’il a à cœur de faire. Parce que Dieu lui-même nous encourage à chercher par nous-mêmes ce que nous pouvons faire de bon dans ce monde pour lui et avec lui. L’auteur de ce prologue, à nul autre pareil, espère visiblement que chacun et chacune pourront trouver, dès la première page de son évangile, la même libération de tout ce qui nous retient, que les hébreux ont connu lors de la libération de l’esclavage en Egypte. J’espère de tout cœur qu’en lisant ce témoignage Johannique sur Jésus, nous serons entraînés à sa suite, avec une énergie nouvelle, avec des yeux neufs, un cœur qui aime, qui espère et réalise des projets.

Jean nous dit en voyant le Christ marcher « Voici l’Agneau de Dieu qui ôte le péché du monde. » Le salut qu’apporte le Christ s’opère donc dans ce monde que Dieu aime. Christ vient pour que ce monde soit libéré, purifié, soigné, guéri, ressuscité, réconcilié, pacifié… Ce salut de Dieu n’est pas une question de ticket d’entrée pour le paradis. Son but, c’est de nous élever comme des parents élèvent un enfant, pour qu’il soit épanoui. Voilà le projet de Dieu. Jésus affirme par ailleurs que la vie continue après la mort (Jean 11). Mais la vraie question, aujourd’hui et maintenant, nous dit ici l’auteur de l’évangile, c’est que nous puissions bénéficier de cette joie de vivre qu’a le Christ, de cet amour pour ce monde et pour les gens qui y vivent.

Jean nous invite à garder le Christ vivant plutôt que de le momifier dans un cercueil de verre. Il nous invite encore et encore à le chercher au milieu de nous, pour l’y trouver par surprise. Le chercher en nous et l’y reconnaître par l’Esprit. Amen. (Jacques Hostetter, pasteur)

 

22 janvier : 3e dimanche ordinaire, dimanche de la Parole

Des divisions dans notre Église, il y en a. Et, après tout je peux me sentir plus proche de Paul de Pierre ou d’Apollos, de Benoit XVI ou du pape François, de Thérèse de Lisieux ou d’Ignace de Loyola. Le drame, c’est quand Paul, Pierre ou Apollos font écran à Jésus. Ou, plus exactement, quand nous nous servons d’eux comme écran. Pour justifier nos idées, nos pratiques et nos peurs. Jésus Christ nous a libérés mais nous nous fabriquons des œillères, des barrières.

Chaque dimanche, nous sommes invités à laisser tomber nos œillères, à ouvrir les barrières, à mettre, avant nos idées, la Parole de celui qui nous sauve. Ou plutôt, à mettre, dans nos idées, la Parole de celui qui nous sauve.

Je peux me sentir plus proche de Paul que de Simon-Pierre, de Jacques que de Jean ou d’André. Dès le début, les disciples du Christ sont divers. Et, si je ne prends que Simon-Pierre, il ne lui sera pas facile de se débarrasser de ses idées de gloire sur Jésus, de laisser passer Jésus devant lui. Et de le suivre vraiment jusqu’à la mort.

Aujourd’hui, l’appel « venez à ma suite » avec nos a priori, nos faiblesses, nos œillères est lancé par le Christ de bien des manières ! Notre présence ce matin montre que nous y avons répondu. Mais s’il y a une manière privilégiée, ce sont les Écritures – que nous appelons la Bible.

Dans le dialogue entre Dieu et nous, dans la relation entre Dieu et les humains, c’est la manière la plus commode. Un livre, une feuille de papier, un écran de smartphone ou d’ordinateur, un clic et on peut tomber sur une page, une phrase… Nous le savons, dans la pratique multiséculaire de l’Église, l’écoute de la Parole de Dieu dans les Écritures est nécessaire et indispensable. Il n’y a aucune célébration ni aucun sacrement qui puissent se passer de la Parole de Dieu. Il peut y avoir cérémonie sans eucharistie, mais il n’y a pas eucharistie sans écoute de la Parole de Dieu.

« Venez à ma suite » ! Jésus a travaillé les idées, les comportements de Simon-Pierre et de Paul ou de saint Philbert ou de sainte Thérèse de Lisieux. Sa parole a pénétré leur vie intérieure. Elle les a changés et eux, à leur tour, portant l’Évangile, ont participé au changement du monde.

« Venez à ma suite » ! La Parole de Dieu entendue dans les Écritures travaille nos comportements, nos idées, pénètre notre vie intérieure, redresse ce qui est faussé, nous console et nous corrige.

Et puis, avec nos idées corrigées, consolées, encore un peu vacillantes, avec notre bon vouloir, nous parcourons la Galilée. Chaque dimanche nous y sommes invités. Notre Galilée, c’est le lieu où nous habitons. Jésus n’a pas quitté la Galilée où il avait été élevé. Au contraire. Il a trouvé là, dans ce pays mélangé, avec croyants et non-pratiquants, un terrain favorable à l’annonce de l’Évangile. L’île de Noirmoutier est une sorte de Galilée – avec beaucoup de passages…

« Venez à ma suite » ! Pourquoi Simon-Pierre, André, Jacques et Jean ont-ils suivi Jésus ? Sur sa bonne mine ? Parce que c’était un gourou, un séducteur ? Non ! Ils ont senti, je crois, que cet homme, venu du quotidien, donnait du prix au quotidien, parce qu’il touchait le cœur et que par ses mots, ses attitudes, ses gestes, une lumière autre, invisible, chaude et profonde les tirait en avant, les tirait en haut… (Gérard Billon)