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29 juin, 2 juillet : Nuit des églises à St-Philbert

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3 stages de chant en août !

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Bulletin Le Noroît

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13e dimanche du temps ordinaire. Vivre libres.

« C’est pour que nous soyons vraiment libres que le Christ nous a libérés » dit St Paul. Libéré du péché, de nos chaînes intérieures. Mais la liberté, ce n’est pas faire n’importe quoi. Dans une image audacieuse – mordre, dévorer – St Paul nous dit qu’il y a un usage déviant de la liberté « si vous vous mordez les uns les autres… vous allez vous détruire… » Le contraire de mordre, c’est « servir ».

Quel service ? Le service de la liberté. Élisée a été appelé par le prophète Élie : vocation impromptue qui perturbe ses activités. « Laisse-moi embrasser mon père et ma mère… » dit Élisée, « Va-t-en, retourne. Je n’ai rien fait… » dit Élie. J’ai dit mais je n’ai pas “fait”, pas forcé. Liberté de l’appel, liberté de la réponse. Or, entre l’appel libérant et la réponse libre, Élisée va inscrire un geste de partage. Le sacrifice des bœufs – qui n’a pas dû se faire en deux minutes – est peut-être réalisé en l’honneur de Dieu mais il est surtout bénéfique pour « les gens » du village.

Selon l’évangile de Luc, Jésus se situe dans le sillage d’Élie, laissant à ceux et celles qu’il appelle à le suivre la même liberté de réponse. Il met en œuvre ce qu’il est , il extériorise son identité profonde, lui qui nous a libérés « pour que nous soyons vraiment libres ». Le Règne de Dieu est un espace, un temps, un système de relations qui libère des chaînes intérieures, cherchant notre bonheur dans nos liens avec nos frères et sœurs.

Or rien n’est automatique. Il est possible, pour les meilleurs des serviteurs, de se conduire en « propriétaire » du Règne – et donc de s’enchaîner eux-mêmes et de rendre les autres captifs. Ainsi Jacques et Jean, les « fils du tonnerre ». Ils ont tout quitté pour suivre le Christ. Ils ont une très haute idée du Règne de Dieu, du service de Dieu ; une si haute idée qu’ils en oublient le service des autres – à commencer par ceux qui les rejettent. Cette idée, venue du passé, est une image figée, rassurante (les bons, les méchants, Dieu juge etc). Elle n’est pas la réalité. Et Jésus se met en colère : la liberté du Règne de Dieu ne va avec l’exclusion et la destruction de quiconque.

Je suis fier d’appartenir à une Église qui, bien que vacillante, portant la liberté du Christ, ne la transforme pas en prison pour d’autres. Une Église qui désire des familles accueillantes. Une Église où les clercs refusent le pouvoir sur les consciences et les affaires – ce qu’on appelle le cléricalisme. Je suis fier d’avoir entendu « Suis-moi » – comme prêtre, oui, mais comme baptisé d’abord.

« Suivez-moi. » dit Jésus à l’homme anonyme. Il le redit à Jacques et Jean. Suivons-le. Jusqu’à la croix. Exerçons notre liberté venue de Celui qui nous libérés. Dieu s’est fait homme pour que nous devenions des dieux, certes. Mais surtout pour que nous devenions humains, libres et fraternels. (Gérard Billon)

(pas de version audio, excusez-nous)

 

Corps et Sang du Seigneur (première des communions pour 8 enfants)

Vous avez entre les mains un épi de blé, ce blé avec lequel on fait la farine puis le pain. Mais aussi l’hostie que vous recevrez dans quelques instants. Le blé est cultivé par les hommes depuis des siècles. Lui-même d’où vient-il ? Qui l’a créé ? La science n’a pas de réponses. La Bible nous dit que le blé, comme tout l’univers, est la création de Dieu lui-même. Nous comprenons alors que Dieu est présent dans toute sa création et donc dans l’épi de blé que vous avez en main. C’est bien difficile à croire. Seuls de grands spirituels comme Saint François d’Assise y sont parvenus. Je peux cependant vous dire un chose : Dieu n’est pas absent, c’est nous qui sommes absents à Sa Présence parce que nous voudrions le voir et le toucher, mais cela n’est pas possible.

Pour nous aider, Jésus a fait un geste très surprenant : quelques heures avant de sacrifier sa vie, Jésus a pris du pain, il l’a béni et il a dit : « Ceci est mon corps qui est pour vous ». Dans un morceau de pain dans une miette de pain il a dit : « Je suis présent ». Depuis ce moment, à chaque messe, le prêtre fait ce geste qui nous met face à la présence de Jésus.

Vous vous souvenez certainement de l’histoire des pèlerins d’Emmaüs que vous avez entendus lors de votre préparation, ces disciples de Jésus qui, juste après sa mort, fuyaient Jérusalem. Ils ne savaient pas qui était l’homme venu marcher avec eux sur la route. Mais le soir alors qu’ils dinaient ensemble, l’homme a pris du pain, il l’a béni, il l’a rompu puis il le leur a donné. Alors « tout d’un coup ils l’ont reconnu ». À ce geste, ils sont devenus présents à la Présence de Jésus. Pour nous c’est pareil, en participant à la messe et en recevant l’hostie, nous pouvons nous rendre présent à la Présence de Jésus.

Alors nous comprenons que nous ne sommes pas seuls, car avec le peu que nous apportons Jésus peut faire de grandes choses. La petite histoire que nous avons entendu dans l’évangile nous éclaire bien : 5000 personnes sont dans un endroit désert et il se fait tard : que faire ? Jésus dit à ses disciples : « Donnez-leurs vous-même à manger » Mais ils n’ont que 5 pains et 2 poissons ! Eh bien, le peu, le très peu qu’ils peuvent donner, la puissance de l’amour de Jésus se charge de le multiplier en abondance. Dès que nous décidons de donner un peu d’amour, Jésus est là, en nous, pour multiplier pour amplifier ce que nous donnons. C’est pourquoi nous ne sommes jamais seuls lorsqu’il s’agit d’aimer !

En conclusion, nous pouvons dire qu’il existe sur cette terre un amour très pur, son nom est Jésus ! L’Eucharistie nous conduit à voir l’amour de Jésus nous précéder partout :  en nous, comme dans le cœur de chacun de ceux que nous rencontrons. C’est pourquoi votre première communion aujourd’hui sera la première avant beaucoup d’autres ! En effet, le sens de votre vie, comme de toute vie, c’est d’apprendre à aimer comme Jésus aime. C’est la seule chose importante ! (Henri MIailhe)