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Bulletin Le Grand Large

Nuit d’adoration du Saint Sacrement

Semaine sainte 2020

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ARCHIVES ÉDITORIALES


Édito de mars 2020

De la journée mondiale de prière à la prière de chaque jour

L’initiative est partie des sociétés missionnaires protestantes au 19ème siècle ; aujourd’hui, elle s’est étendue à toutes les confessions chrétiennes.En 1887, aux Etats-Unis, naît une union de groupes où des femmes prient pour les plus défavorisés. En 1927, le mouvement acquiert une dimension internationale et œcuménique. En France, la Journée mondiale de Prière, connue dès 1929, prend de l’ampleur à partir de 1988.

Le premier vendredi de mars, tout autour de la terre, dans 180 pays, une même prière s’élève vers Dieu. Elle est à chaque fois rédigée par les femmes d’un pays, le Zimbabwe en 2020, ce qui est une occasion de s’insérer (un peu) dans une autre culture. Sur notre paroisse, elle est relayée le vendredi 6 mars par des femmes de l’Eglise Protestante Unie et l’Action catholique des femmes.

Tous, nous sommes invités, hommes et femmes, jeunes et anciens. La méditation portera sur la guérison du paralytique dans l’évangile de Jean (5,2-9) : « Lève-toi, prends ton grabat et marche » ! L’Esprit saint nous guidera. Notre vie prendra une autre dimension. Pour un-e- disciple du Christ, prier et agir sont les deux faces de la même réalité.

Il y a des prières exceptionnelles, celles de cette journée ou des fêtes et des grands rassemblements. Il y a les prières simples, plus régulières, d’abord celles communautaires du dimanche et ensuite, celles quotidiennes du secret des cœurs.

On peut prier pour soi, pour l’Eglise, pour le monde, pour ceux que nous aimons (un peu, beaucoup ou pas du tout…) On peut louer, implorer, adorer. Mais, depuis le début du Carême, nous le savons : ce n’est pas l’accumulation des prières qui compte (le « toujours plus ! ») c’est leur qualité, la valeur multipliée de l’amour fraternel qui y est reçu et donné. Reçu de Dieu, donné à nous. Offert à Dieu, redonné par lui. P. Gérard Billon


Édito de février 2020

La lumière des nations

Le mois de février commence par la fête de la Présentation de Jésus au temple et se termine par le premier dimanche de Carême.

À Noël, les bergers représentent les gens simples, délaissés par les gens de pouvoir. À l’Epiphanie, les mages représentent les hommes et les femmes en quête de vérité, quelle que soit leur religion (ou leur non-religion). Lors de la Présentation au temple, avec Syméon et Anne, ce sont les anciens, les gardiens de la mémoire, qui rendent hommage à Jésus.

À chaque fois, Jésus éclaire nos vies. Dans la nuit de la naissance, sa vive lumière perce les ténèbres du cœur et des sociétés. Pour les chercheurs de Dieu, il est l’étoile qui met en route et qui se fait point de repère. Pour les anciens d’Israël, il est le meilleur de la tradition qui projette sa clarté sur la bonté de Dieu.

Syméon et Anne ne sont pas des gens qui disent « c’était mieux autrefois » ou bien « retournons à ce qui se faisait avant ». Ils nous rappellent seulement que tous, nous sommes issus d’un pays et d’une culture. Dieu se fait modeste et s’inscrit dans les coutumes du peuple juif. Jésus est circoncis, comme tous les petits garçons de son âge.

Syméon et Anne nous rappellent aussi qu’une tradition vivante voit large, voit loin. L’espérance d’un monde meilleur, l’attente du Messie sont à la fois « gloire d’Israël » et « lumière des nations ». Les nations païennes ont part au salut de Dieu ! Au même titre que le peuple qui a gardé précieusement l’attente du Messie ! Les apôtres et saint Paul ne feront plus de la circoncision un passage obligé pour être intégré dans le peuple de Dieu. Personne n’est exclu. Notre signe d’appartenance, c’est le baptême et la marque de l’Esprit saint.

À la fin du mois, le Mercredi des Cendres nous invitera à méditer cela : notre identité chrétienne, notre baptême, notre soif d’un monde meilleur par Jésus Christ, lumière du monde, avec lui et en lui ! P. Gérard Billon


Édito de janvier 2020

Avec Marie, deux souhaits pour 2020

Marie a été recouverte de la grâce de Dieu, elle a donné son amour à son Fils et vécu la communion dans l’Esprit saint avec lui, Jésus, avec Joseph, avec ses proches et avec l’humanité entière. 

Qu’elle nous aide à vivre la communion entre nous. Appeler Dieu « Notre Père », c’est du même mouvement nous reconnaître frères et sœurs, unis par un triple lien qui nous précède et qui nous dépasse : « la grâce » qui est cadeau, « l’amour » qui se donne, « la communion » qui se tisse constituent le versant historique, concret, de la foi en Dieu. Oui, que la communion par la prière, par l’action, par notre argent, par le dévouement des associations, soigne les blessures là-bas, en particulier dans les pays d’Afrique qui sont meurtris et ici, dans les périphéries de l’Église.

Que Marie nous aide à vivre l’humilité. Le dessein de Dieu s’est réalisé à travers obstacles, résistances, ambiguïté. Peu ont reconnu le Fils de Dieu dans la mangeoire pour animaux – et moins encore dans le crucifié du Golgotha. Qui comprend que celui-là ait pu pardonner à ceux qui le mettaient à mort ? Comprendre la crèche, la croix et le pardon, c’est entrer dans l’humilité de Dieu.

L’humilité n’est pas triste. La crèche suscite la joie chez les bergers. Et la croix a un avenir : le matin de Pâques. La joie des disciples missionnaires s’enracine dans la possibilité de franchir les obstacles, de faire reculer les ombres de la nuit. La joie des disciples missionnaires s’enracine dans la possibilité ouverte par le charpentier de Nazareth de franchir la mort par le don de soi.

Cela fait partie des choses à nous partager dans la réflexion voulue par notre évêque d’un « nouvel élan missionnaire de nos paroisses ». Partager notre joie de savoir que notre monde est sauvé.

Ces deux souhaits, communion et humilité, Marie les a vécus. À Nazareth d’une part – ceci pour l’humilité. Au pied de la croix d’autre part – ceci pour la communion. Avec le disciple que Jésus aimait, elle nous a reçus comme fils et filles.

Qu’elle nous protège et nous garde. P. Gérard Billon


Édito de décembre 2019

Entre nos mains…

Noël pourrait être la fête du consensus. Les querelles de famille s’effacent devant les repas illuminés et le sapin de Noël. Les difficultés de l’âge adulte s’estompent devant les souvenirs d’enfance et l’on chante avec joie « Douce nuit » ou « Les anges dans nos campagnes »…

Mais Noël est une fête fragile. L’harmonie que désirent nos cœurs se tient en équilibre sur un jeu de contraires. Tout au long de l’Avent et jusqu’à la messe de la Nuit, les poèmes du prophète Isaïe opposent la nuit et la lumière, la guerre et la paix, la fatigue et la volonté de revivre, le pays meurtri et la moisson d’été. Le droit et la justice, les deux piliers de la politique, sont mis en cause et, dans un sursaut de confiance, sont remis à un enfant. Non pas un homme adulte bardé de diplômes mais un petit enfant. En qui Dieu s’est donné. Qui a tout à apprendre. De nous.

Aujourd’hui comme hier, Dieu remet son corps entre nos mains.

Autour du berceau, vont et viennent les païens et les Juifs, les charlatans et les savants, les travailleurs et les resquilleurs, les inquiets et les blasés, les explorateurs de l’avenir et les nostalgiques du passé. Qui va l’aider à se repérer dans la vie ? Il a besoin de notre protection, de nos points de repères. Nous avons besoin de son envie de vivre. P. Gérard Billon