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Adoration eucharistique

11 octobre : Explorer la Bible

28 août, messe télévisée

Bulletin Le Noroît

Agenda

ARCHIVES ÉDITORIALES de l’année liturgique C, 2021-2022

 

éditorial juin 2022 : la consultation synodale et après ?

Sur notre diocèse, plus de 380 « fiches des contributions » (dont une vingtaine de la paroisse Saint-Philbert en Noirmoutier) sont parvenues à l’équipe diocésaine. On estime à 1700 personnes le nombre de ceux et celles qui ont participé. C’est beaucoup et c’est peu. Il semble que les jeunes se sont peu exprimés, de même les chrétiens plus traditionnels dans leur pratique.

La démarche a été souvent bien accueillie, car elle a permis à des personnes isolées, notamment depuis la pandémie du COVID, de reprendre contact avec la vie paroissiale. Mais il y a eu aussi des appréhensions, telles que celle-ci : ce synode universel voulue par le pape François va-t-il servir à quelque chose, tout n’est-il pas « plié d’avance » ? Ceci est d’autant plus vrai qu’un Synode conduit par Mgr Santier en 2005-2006 avait conduit à la promulgation d’orientations très riches mais auxquelles aucune suite n’avait été donnée après l’arrivée de Mgr Castet en 2008.

Les remontées font apparaître une vraie joie à se retrouver, à écouter, à prendre la parole sans être jugé, à relire sa vie et les merveilles de Dieu. Elles ont aussi permis à un nombre important d’équipes d’exprimer leurs inquiétudes devant le fonctionnement de l’Église actuelle, et ce à tous les niveaux (du particulier à l’universel). Sur la gouvernance ou les rapports entre prêtres, diacres et laïcs, il y a bien des zones d’ombre.

Pour notre île, un compte-rendu détaillé sera publié à la rentrée. Que tout ceci nous encourage à élaborer un beau projet pastoral dans le nouveau doyenné dont nous faisons partie… en souhaitant que la situation sanitaire ne nous freine pas.*

 

éditorial mai 2022 : confiance en la Parole

Le mois de mai est traditionnellement dédié à Marie… mais il commence par fêter Joseph artisan qui, par son travail, a nourri l’enfant Jésus et sa mère. D’emblée, c’est pour nous une invitation à considérer autrement nos tâches et activités quotidiennes dont dépendent notre subsistance, la vie de nos familles et, aussi, la tenue de la société.

Au travail et au pain gagné par Joseph, Marie ajoute son propre travail et sa grâce. Sa foi nous invite à accueillir la parole de Dieu tout en en cherchant le sens. Le « rosaire », particulièrement mis en valeur en ce mois, est une manière de méditer avec elle, dizaine après dizaine, la grandeur d’un Dieu qui, en Jésus, s’est donné tout entier : joie, douleur, gloire, lumière…

La consultation synodale sur notre paroisse et notre diocèse, est terminée. Vient de temps de l’évaluation. Quels sont les dynamismes spirituels qui nous permettent d’affronter notre temps ? Nous en reparlerons.

Le 15 mai prochain, Charles de Foucauld est canonisé. Beaucoup de prêtres, de laïcs, de religieu-x-ses trouvent chez lui une manière d’écouter la Parole. Le 18 mai prochain, le P. Pierre Chatry, qui est un disciple du frère Charles, viendra témoigner et nous aider à prier. Comme le frère Charles, comme Marie, comme Joseph, remettons-nous à Dieu dans la confiance !

 

éditorial avril 2022 : Pour croire : écouter les Écritures

Ils sont trois : Marie Madeleine, Pierre et celui que l’évangile de Jean appelle « le disciple que Jésus aimait ». Devant le tombeau vide, chacun réagit différemment.

Marie Madeleine arrive seule. À peine a-t-elle vue la pierre enlevée qu’elle s’affole : « on a enlevé le Seigneur ». Alors que les disciples courent, elle reste à l’écart, enfermée dans son chagrin. Les disciples franchissent le seuil du tombeau. Le regard de Pierre parcourt l’intérieur. Il s’étonne, ne comprend pas. L’autre disciple, lui, va au-delà du visible. Les linges pliés deviennent les indices d’une vérité invisible : Dieu n’a pas laissé dans la mort le Christ Sauveur. Dans le disciple, les Écritures prennent vie.

Marie-Madeleine est la part de nous-mêmes accrochée au passé. Son émotion l’empêche de voir l’inouï de Dieu. Pierre, lui, est trop concret, comme beaucoup de nous. Son étonnement le met sur le chemin de la foi mais s’étonner, ce n’est pas encore croire. L’autre disciple se risque. Il fait le lien entre ce qu’il voit (le vide du tombeau) et ce qu’il sait (par les Écritures). La foi jaillit des traces laissées par Dieu dans l’Histoire, traces recueillies dans la Bible, lues et méditées avec d’autres, en communauté, puis dans le silence intérieur.

Connaître les Écritures est indispensable pour une foi qui ne se laisse pas troubler par l’émotion ou le doute. En ce mois d’avril nous proposons un parcours simple et accessible à tous : « Explorer les Écritures » (1, 8 et 29 avril). Mieux les connaître fera grandir notre connaissance de Dieu, notre amour et notre foi. Nous apprendrons ce qu’est l’Alliance entre Dieu et nous – une Alliance dont l’engagement dans le mariage demeure le signe ébloui (messe du 24 avril) et qui plonge ses racines dans la joie de Pâques.

 

Mars 2022 : Aumône, jeûne et prière

Communes au christianisme, au judaïsme, à l’islam, orientées vers les autres (aumône), Dieu (prière) ou soi-même (jeûne), elles sont le signe d’une foi active. Jésus recommande de les réaliser « en secret », sous le seul regard de notre Père des cieux. Pour chacun de nous comme pour la communauté paroissiale, l’Évangile s’impose par la joie et la simplicité plus que par des manifestations spectaculaires…

L’aumône se déploie en associations caritatives, solidaires. Y participer, y donner du temps, de l’argent, est un acte fraternel. On dit que ce n’est pas spécifiquement chrétien. Penser cela est surprenant. Jésus ne prend-il pas le visage de toute personne dans la détresse ? Merci donc au Secours catholique (rencontre du 15 mars). Et, comme d’habitude, le CCFD, Comité catholique contre la faim et le développement, se rappelle à notre mémoire le cinquième dimanche de Carême (3 avril).

La prière est communautaire le dimanche. Communautaire aussi le vendredi 4 mars (Journée mondiale de prière des femmes). Communautaire et personnelle avec le pape, tout ce mois, pour promouvoir la défense de la vie face aux nouveaux défis de la bioéthique – question grave à l’arrière-plan de notre campagne électorale. Faut-il prier pour les candidats ? Bien sûr. Et pour nous qui devrons en choisir un (le 29 mars, une soirée avec le texte des évêques de France nous aidera). Prier de toute urgence pour la paix en Ukraine.

Ces jours derniers, le pape a demandé aussi de jeûner en solidarité avec l’Ukraine. Le jeûne rejoint la prière. Il nous éprouve : quand d’autres sont privés de liberté, nous, pouvons-nous nous passer de ce à quoi nous tenons ? Le jeûne nous désencombre. Comme Jésus au désert, il nous rappelle que l’être humain ne vit pas seulement de pain mais de la Parole de Dieu. Le mois de mars est le mois de la Bible. Ouvrir la Bible permet d’entendre la Parole de vie. Nous, dès le 1er avril, nous commencerons un parcours pour explorer – ou survoler – la Bible multiséculaire, si ancienne, si actuelle.

Les urgences ne doivent pas nous faire oublier que la consultation pour le synode « sur la synodalité » est en cours. Quelques groupes se sont constitués. Il est encore temps d’en créer d’autres. La période du Carême tombe à pic ! Elle nous invite à regarder au-delà de nos idées sur l’Église, bien ébranlée dernièrement. Il est toujours temps de rêver l’Église de demain, plus belle, juste et généreuse.  

Que l’Esprit vienne remplir nos faims creusées par l’aumône, la prière et le jeûne !

 

éditorial février 2022 : Les mimosas sont fleuris

Leur jaune éclatant, éphémère, remplit les bois et les jardins. Leur parfum délicat s’installe dans les malsons. Les mimosas sont promesses de beauté.

Il est beau d’être appelés à se consacrer à Dieu comme les religieux et religieuses honorés le 2 février. Il est beau de venir confier nos peines et nos maladies au Dieu de toute grâce lors du Dimanche de la Santé, lequel est toujours dans l’orbite du 11 février, mémoire de Notre-Dame de Lourdes. Puissions-nous avoir la même foi simple que celle de Bernadette ! Ses reliques vont faire escale à l’Epine le 23 février. dans le cadre de l’année mariale du diocèse. Dieu a besoin d’êtres humains pour communiquer son salut. Que l’Esprit saint nous situe dans la lignée des prophètes et des apôtres, d’Isaïe, Marie, Pierre, Paul ou Bernadette !

Les mimosas poussent tout seuls. Mais un peu d’entretien est nécessaire, en particulier pour que les racines ne s’étendent pas partout. Dans notre Eglise, de mauvaises racines ont causé des dégats. La vigilance est donc nécessaire. Notre vigilance est réveillée en cette période où le pape nous consulte. Il faut de la prière et des efforts pour que se solidifie la communion, se renforce la participation et se développe la mission d’annoncer Jésus-Christ au monde entier. Merci à tous ceux et celles qui ont accepté de répondre à la consultation. Pour les autres, il n’est pas trop tard !

Afin que le parfum de l’Evangile en réjouisse beaucoup d’autres que nous…

 

éditorial janvier 2022 : ensemble, c’est tout

Pour « voir » le petit enfant dont l’ange leur a parlé, les bergers sont venus en groupe. Le récit de Luc ne signale nulle défection, due à un manque de courage ou à un doute. Il n’y en a pas non plus chez les mages selon le récit de Matthieu. Au contraire : ils se trompent, mais ils demandent et ils cherchent. Avec ténacité et confiance (celle des mages en Hérode a été mal placée), les bergers puis les mages ont marché, tiré en avant par une espérance : notre Dieu nous aime au point de partager notre condition. La parole de Dieu pour les uns, une étoile pour les autres ont déclenché quelque chose, vécue de façon communautaire.

L’appel à suivre le Christ demande bien sûr une réponse libre, personnelle. Sur le chemin, nous en rencontrons d’autres qui, eux aussi, répondent à leur manière. Et nous marchons ensemble.

« Marcher-ensemble » caractérise l’identité de l’Église où se mêlent femmes et hommes, croyants et mal-croyants, pratiquants réguliers ou irréguliers, laïcs, religieux et prêtres, iliens et continentaux, étrangers et nationaux. Que de richesses échangées mais aussi que de tensions !

Pour préparer la rencontre internationale d’évêques (ou synode) de 2023 sur ce qu’il appelle la « synodalité » (le « marcher-ensemble »), le pape François nous consulte. Il demande que nous mettions des mots – du vécu – sur ce qui, déjà, est communion, participation et mission ! Rêvons sur ces mêmes mots. Imaginons comment rénover notre manière d’être et de marcher à la suite du Christ et à sa rencontre ! Les bergers avaient au cœur une parole venue des cieux. Nous aussi. Les mages avaient les yeux fixés sur une étoile. Nous aussi.

Les brefs comptes-rendus que nous allons élaborer vont en rejoindre d’autres à l’évêché, puis, de là, à la Conférence des évêques de France puis, de là, à la Conférence des évêques d’Europe puis, de là,  à Rome qui va s’en servir pour le synode de 2023. Les petites rivières font les grands fleuves. Certain-e-s sourient : « Croyez-vous que le pape va tenir compte de nos échanges ? » Oui, dans la mesure où des constantes vont apparaître et nourrir la réflexion de nos pasteurs. Déjà, sur notre paroisse, le Conseil pastoral va disposer d’une image plus juste de la vitalité et des demandes de la communauté que nous formons, gens originaires de l’île et résidents habituels ou occasionnels, jeunes et moins jeunes, tous soucieux de l’Évangile ! À bientôt !

 

éditorial décembre 2021 : Marcher ensemble !

Le pape François convoque régulièrement les évêques du monde entier dans un « synode » (marcher-ensemble). Le dernier était sur la famille.

Le prochain aura lieu en 2023 et il porte sur la « synodalité », autrement dit sur le fait même de « marcher ensemble », non seulement les évêques mais tout le peuple chrétien. Vers où ? Vers l’accomplissement du Royaume de Dieu. Notre chemin, c’est le Christ, « chemin, vérité et vie » (Jean 14,6). En Église, nous marchons ensemble depuis que le Christ nous a envoyés en mission sur les routes du monde. Regardons le chemin parcouru, les joies, les difficultés. Sans nostalgie (« c’était mieux avant »), confiants en l’action de l’Esprit Saint.

En fait, nous marchons déjà ensemble : rencontres d’équipes, fraternités, mouvements spirituels mais aussi conseils paroissiaux ou diocésains. Auxquels, il faut ajouter, pour plus de solidarité et de justice, les partages d’action avec d’autres qui n’ont pas notre foi. La préparation de ce synode se fait en plusieurs étapes : locale (notre paroisse), diocésaine, continentale, universelle…

Sur notre paroisse, nous vous proposons de prendre une, deux ou trois après-midis ou soirées, de janvier à mars – dès décembre pour ceux et celles qui peuvent dégager du temps avant Noël. Une équipe diocésaine a préparé des pistes avec des questions pour guider le partage. Vie de l’Eglise, rapport avec la société, beaucoup de choses sont abordées.

En ce temps de Noël, les bergers se sont mis en route pour voir Dieu enfant et les mages ont suivi une étoile. Alors que notre Église vacille, allons rester les bras croisés ? L’enfant-Dieu a besoin de nous !

 

éditorial novembre 2021 : Une Église à reconstruire

« Déployons nos talents pour solidifier notre Église ! » C’est ainsi que je terminais l’éditorial de septembre. Plus que jamais, l’Église a besoin de nos talents.

Le 5 octobre, est tombé le coup de massue du Rapport de la Ciase sur l’ampleur des abus sexuels commis dans l’Église depuis 1950 en France. Honte et douleur ! Mais aussi sursaut : le rapport donne 45 propositions pour rénover, repenser l’exercice du ministère de prêtre, le sens du sacré, la vie religieuse, la gouvernance, les relations entre laïcs et prêtres, entre hommes et femmes. Comme pour les travaux de la salle Blanc Moutier, il ne s’agit pas de replâtrer les murs, mais de reprendre les choses en profondeur, résolument, avec confiance, dans la durée. Chance à saisir.

Coïncidence ? Ou action de l’Esprit Saint ? Vient de commencer la consultation mondiale sur la « synodalité », le « marcher-ensemble », catholiques ou non, croyants ou non. Le pape François espère un impact sur la gouvernance de l’Église qui lui a été confiée par l’Esprit en tant que successeur de Pierre. La réflexion est dans sa première étape. Trois maîtres-mots la conduisent : communion, participation, mission. Coïncidence ? Dans notre diocèse, les discussions sur les nouvelles paroisses arrivent à leur terme.

Toutes nos institutions sont appelées à s’interroger : Conseils diocésains, de doyenné, de paroisse, conseil économique, mouvements et services. Nos rassemblements liturgiques vont bénéficier d’un nouveau missel à partir de l’Avent, occasion de revenir à l’essentiel du rite et de l’action de grâce communautaire. Chaque mois, la Pastorale familiale offre aux couples des soirées ou des journées de réflexion et de prière. Le diocèse propose d’être mieux formé en théologie, en Bible. Le Secours catholique (journée le 21 novembre) développe la solidarité avec les personnes démunies. Les soirées de formation Alpha débutent le 26 novembre : échangeons, débattons, cherchons ensemble ! Que demain, des jeunes, plus nombreux, s’engagent à demander à communier, à être confirmés… Que des bénévoles acceptent de donner un peu de temps (accueil, sacristie). Appauvrie, humiliée, notre Église va se relever, « humble servante » à l’image de Marie, pour le service de Dieu et de l’humanité.  Gérard Billon, curé