<>

Le nouveau Missel

Le vaccin et la fraternité

Le parcours Alpha

Bulletin Le Noroît

Méditer la Parole

Agenda

ARCHIVES ÉDITORIALES de l’année liturgique B, 2020-2021

 

éditorial octobre 2021

Noirmoutier / Blanc-Moutier

« Alors, quand se terminent les travaux ? » Travaux à l’église Saint-Philbert depuis plus de 18 mois et travaux à la salle Blanc-Moutier depuis 15 mois. Ma réponse, plus ou moins optimiste, varie entre « Bientôt ! » et « Je ne sais pas… ».

Ces longs chantiers – que la pandémie a forcément impactés –, j’y vois comme une parabole de notre communauté chrétienne, toujours en chantier (« quand c’est fini à un bout, faut recommencer à l’autre ! »). Elle est diverse avec ses cinq clochers, ses assemblées dominicales plutôt âgées l’hiver et rajeunies l’été. Elle ne manque pas de talents, discrets, patients, solides. Pour la liturgie, pour l’éducation, pour la catéchèse, pour l’accueil et l’écoute des plus défavorisés avec le Secours catholique, pour une ouverture internationale avec le Comité catholique contre la faim et pour le développement. Les contacts avec les autres paroisses du continent se renforcent et s’élargissent (nous sommes une île mais pas isolés) : parcours jeunes pour la confirmation, préparation au mariage, service évangélique des malades, accompagnement des familles en deuil, participation à des formations diocésaines, avec bientôt le support de la vidéo dans la salle Blanc-Moutier.

Nous-mêmes et bien de nos relations, nous avons au cœur un désir de vivre plus profond que la recherche du confort. Dans la salle Blanc-Moutier va commencer en novembre un parcours « Alpha ». Il sera suivi en mars 2022 d’un parcours « Explorer la Bible ». Pendant l’Avent, le Secours catholique organisera un goûter de Noël. Il y aura aussi une soirée consacrée à l’évangile de Luc. Plus réguliers, il y a les vendredis mensuels « Évangile et gâteaux », le samedi, le chapelet communautaire, les mardis et jeudis, les temps d’adoration eucharistique. Plus simplement, se continue le témoignage ordinaire – comme celui des jeunes confirmés de juin dernier, actifs sous l’action de l’Esprit saint !

Pendant de longues semaines, j’ai vu les ouvriers déployer leur talent pour solidifier avec art la toiture de l’église. Déployons nos talents pour solidifier notre Église !

 

éditorial septembre 2021

Le bel automne

L’été finissant est très beau. La foule diminue, la menace pandémique s’estompe grâce à notre civisme – mieux : grâce à notre fraternité (« se faire vacciner est un acte d’amour » [pape François, 18 août]).

Septembre est sous le signe du respect de la création (et, donc, des humains plus fragiles). La soirée œcuménique du 4 août nous y a préparés. Continuons-la avec une foi active, une charité qui se donne de la peine, une espérance solide. Si la situation sanitaire se maintient, Octobre verra quelques projets pour notre paroisse St Philbert, intégrée désormais dans un « doyenné » élargi autour de Challans et St Gilles-Croix-de-Vie. Mais déjà, en voici un pour lequel nous vous sollicitons afin de le mettre en place : ALPHA.

Le Parcours Alpha, c’est 11 soirées avec un repas frugal et joyeux, un enseignement de 20mn [superbes vidéos] et des échanges approfondis par tablée de 6-9 personnes. C’est surtout un lieu de réflexion personnelle respectueux de chacun, pratiquant ou non, jeune ou ancien ! Une occasion unique de découvrir ou reprendre contact avec des réalités spirituelles inconnues ou oubliées ! Un premier « dîner » Alpha est programmé le vendredi 26 novembre à 19h30 dans la nouvelle salle Blanc Moutier. Les 11 soirées suivantes se dérouleront chaque vendredi soir (sauf vacances scolaires) jusqu’à fin mars.

Peut-être connaissez-vous l’un ou l’autre de vos amis qui serait intéressé ? Parlez-en ! Venir n’engage en rien ! Il n’y a pas d’inscription, chacun reste libre de revenir ou non au dîner suivant. Voir le site www.parcoursalpha.fr/ Pour tout renseignement contacter Henri MIAILHE : henri.miailhe@orange.fr

 

éditorial juillet-août 2021

La vie entre nos mains

Dans les débats sur la fin de vie ou sur le poids de la technique dans le champ de la procréation, la voix de l’Église catholique n’a été que faiblement entendue par les législateurs. Ce qui fait dire à un évêque que, dans ce cas précis, « si la loi dit le droit, elle ne dit pas le bien ».

Nous aimons la vie. Nous voulons le bien. Nous allons donc continuer à écouter, à dialoguer, pacifiquement, soucieux d’être les acteurs des béatitudes lancées par le Christ.

Nous aimons la vie. Nous voulons le bien. C’est pourquoi, en cet été où l’ombre de la pandémie plane encore, nous ne relâcherons pas notre vigilance à porter le masque en intérieur et, par fraternité, à nous faire vacciner…

Nous aimons la vie. Nous voulons le bien. Nos soirées estivales alterneront musique, chant, témoignages, prières.

Nous suivrons les traces de saint Joseph. Nous écouterons Marguerite Hoppenot, Maurice Zundel, Etty Hillesum. Nous affronterons, avec profondeur et légèreté, les drames de l’addiction et la question de la mort même, question sociale autant que personnelle. Au 15 août, nous nous confierons à la Vierge Marie, drapée de soleil, « étoile de la mer », modèle de foi et d’engagement hors toute violence. Et le 23 août, nous fêterons notre fondateur, Philbert pour lequel l’Evangile alliait la croix, le livre et la mise en valeur de l’île.

 

éditorial juin 2021

Noirmoutier est-elle vraiment une île ?

Oui, bien sûr, avec sa côte découpée et ses plages. Est-elle pour autant isolée ? Non, évidemment. Comme toute communauté humaine, sa population ne tiendrait pas. Le pont à la fois nous sépare du continent et nous relie à lui.

Notre vie chrétienne sur l’île s’étiolerait si elle n’était pas alimentée de l’intérieur et de l’extérieur.

De l’intérieur, par l’écoute personnelle de la Parole de Dieu, la célébration communautaire de l’amour en Christ, le libre abandon à l’Esprit saint. Un signe nous est donné en ce mois d’avant la saison : le dimanche 6 juin, quelques enfants reçoivent pour la première fois le corps eucharistique du Christ et le dimanche 27 juin, d’autres sont « confirmés » par l’Esprit saint. Ces sacrements où le Seigneur vient nous rencontrer rejaillissent sur notre communauté pour un élan missionnaire toujours à renouveler.

De l’extérieur, notre vie chrétienne doit beaucoup au « diocèse », portion de territoire mais plus encore réseau de communautés. Réseau ordonné pour l’annonce de l’Évangile sous la conduite de notre évêque (qui sera avec nous le 27 juin). Pour bien des activités, Saint-Philbert-en-Noirmoutier est déjà reliée aux autres paroisses proches du continent. Les liens sont en train de s’élargir avec le remodelage actuel. Nos limites territoriales ne changent pas pour l’instant. Par contre, nos pratiques vont se modifier. C’est déjà le cas, mais le mouvement va s’amplifier, tant pour la préparation aux sacrements que pour le culte, l’approfondissement de la foi, l’attention aux « périphéries », le souci de l’universel.

Pour cela, sortir de l’île est nécessaire. Accueillir sur l’île des visages nouveaux aussi. Nos cinq clochers actuels ne manquent pas de ressources. Suivant les charismes et les appels, chacun apporte sa pierre. À la rentrée, nous allons avoir la chance de tester un bel instrument : la salle paroissiale Blanc-Moutier. Le Conseil pastoral a quelques projets en élaboration. Cependant, restons vigilants et solidaires : la pandémie n’est pas encore vaincue.

 

éditorial mai 2021

Du pain et des roses

« Bread and roses » est une vieille chanson militante du début du 20e siècle. Elle garde la trace des heurs et malheurs du mouvement ouvrier. Elle porte un espoir : pour vivre, le nécessaire doit s’accompagner de la beauté, la justice de la bonté et l’utile de la grâce.

Le mois de mai magnifie tout cela. Il commence par fêter saint Joseph, se continue en priant Marie et se met tout entier sous le souffle de l’Esprit saint.

Le mois de mai commence par fêter saint Joseph. Certes, celui-ci est honoré le 19 mars, une semaine avant l’Annonciation. Le premier mai, l’accent est mis sur son travail de charpentier. Joseph est rendu solidaire du mouvement ouvrier luttant pour le pain et plus de justice. Mieux : il insère le Fils de Dieu dans l’histoire du peuple de l’alliance. Concrètement, il lui donne un terroir et un métier. Enfin, il demeure pour nous un modèle de foi, n’oubliant rien de ce que la parole de Dieu lui glisse dans son sommeil, sauvant la vie et de Marie et de Jésus.

Le mois de mai continue en nous faisant prier Marie. Au pain gagné par Joseph, elle ajoute son travail et sa grâce. Elle aussi est modèle de foi, accueillant la parole tout en en cherchant le sens. Elle garde en son cœur ce qu’elle ne comprendra qu’à la lumière de Pâques. Le « rosaire », particulièrement mis en valeur en ce mois, est une manière de méditer avec elle, dizaine après dizaine, rose après rose, la grandeur d’un Dieu qui, en Jésus, s’est donné tout entier : joie, douleur, gloire, lumière…

Le pape François nous invite en ce mois de mai 2021 à un « marathon de prière ». Nous réciterons tous les soirs, seuls ou en famille, un rosaire pour « demander la fin de la pandémie ».

Car la pandémie est encore là. Les consignes sanitaires s’assouplissent, elles ne disparaissent pas. Il nous faut de la constance pour les observer, de la persévérance pour tenir, de l’espérance pour envisager l’avenir. Il n’y a pas d’âge pour courir ce marathon. Avec d’autres. Le sanctuaire de Lourdes va nous donner son rythme et l’Esprit saint son souffle.


éditorial avril 2021

La foi tout simplement

Ils sont trois : Marie Madeleine, Pierre et celui que l’évangile de Jean appelle « le disciple que Jésus aimait ». Tout se joue face au tombeau vide.

Marie Madeleine arrive seule au lever du jour avec sa piété et son amour. À peine a-t-elle vue la pierre enlevée qu’elle s’affole et court vers Pierre et l’autre disciple. De ce que ses yeux ont cru voir (ou ne pas voir), elle conclut au drame : « on a enlevé le Seigneur ». Où va-t-elle se recueillir désormais ? À quoi se raccrocher ? Alors que les disciples courent, elle reste à l’écart, enfermée dans son chagrin, dans le passé.

Les disciples courent et franchissent le seuil du tombeau. Pierre en premier. Son regard parcourt l’intérieur. Il constate l’absence, il voir les linges mortuaires. Il est surpris, mais de l’étonnement à la foi, le chemin est long. L’autre disciple, lui, va au-delà du visible. Les linges pliés deviennent les indices d’une vérité invisible : Dieu n’a pas laissé son Christ, Messie d’Israël et annonceur du Royaume des cieux, voir la corruption.

À ce moment de l’histoire racontée, Marie-Madeleine est la part nostalgique de nous-mêmes. Son émotion l’entrave. Elle ne lui permet pas de voir l’inouï, l’inédit qui arrive. Il faudra que le ressuscité vienne jusqu’à elle et lui murmure qu’elle ne peut le retenir tel qu’il était. Pierre, lui, a le souci du concret, comme beaucoup de nous. Il voit, il observe, il s’étonne. L’étonnement met sur le chemin de la foi mais il n’est pas la foi.

L’autre disciple fait le saut. Il se risque. Sa foi s’appuie sur la même observation que Pierre. L’observation reste interrogative chez Pierre, elle déclenche l’intelligence chez l’autre disciple. La foi est faite de traces laissées par Dieu dans l’Histoire, de liens tressés par l’Esprit au fond de l’être, dans le silence intérieur. Soudain, tout revient à la surface : « il vit et il crut ».

De qui sommes-nous proches ? De Marie-Madeleine tournée vers le passé ? De Pierre au seuil de la foi ? de l’autre disciple qui se laisse mener par l’Esprit ? Des trois peut-être, tour à tour. Gérard BIllon

 


éditorial de mars 2021

Changeons nos cœurs…

Ce mois de mars est doublement éprouvant à cause de la situation de pandémie d’une part et du Carême de l’autre.

Le Carême est-il éprouvant ? Oui, mais pas de la même manière que la pandémie. Les contraintes sanitaires qui nous sont imposées font surtout souffrir quand nous ne les acceptons pas. Or, à l’intérieur d’elles, nous pouvons gagner en liberté. Le Carême 2021 est là pour cela !

Le Carême est éprouvant car il percute nos attitudes devant les contraintes. Il n’est pas facile de nous désencombrer de nos habitudes humaines, religieuses. Le Carême éprouve ce que nous entendons par « fraternité » grâce à trois actes libres : l’aumône, la prière et le jeûne.

L’aumône (d’un vieux mot lié à la miséricorde) se déploie en associations caritatives, solidaires. Y participer ne résorbe pas les injustices. Mais donner (temps, argent) est un geste fraternel, amplifié quand nous nous informons, quand nous nous intéressons aux autres par exemple le 21 mars avec le CCFD (Comité catholique contre la faim et pour le développement).

La prière est mouvement vers Dieu. Personnelle ou communautaire, elle voit large et loin. Vendredi 5 mars, nous participerons, chacun à notre manière, à la Journée mondiale de Prière. Chaque dimanche, mieux qu’avant, nous ferons monter nos actions de grâce.

Le jeûne est privation par solidarité avec ceux et celles qui n’ont pas grand-chose. De manière symbolique, il nous met en fraternité avec eux. Mais surtout, il interroge : sommes-nous ou non entravés, encombrés d’addictions matérielles ou spirituelles ?

Aumône, jeûne, prière sont là pour nous mettre en situation de pauvreté alors que la nature, elle, refleurit. Gérard Billon

 


éditorial de février 2021

Restaurer, rénover, construire

Toute maison d’habitation a besoin d’entretien. Au bout d’un moment, il faut remplacer tel élément de la toiture, du chauffage, de l’électricité ; on réaménage l’intérieur, on modifie la disposition des pièces. Pour mieux vivre.

Nos communes ont le souci des églises. Elles les ont ravalées et mises aux normes. Elles les entretiennent. À Noirmoutier même, depuis un an, d’importants travaux sont engagés pour la charpente, la toiture, l’électricité et le chauffage. Il s’agit de restauration : tout en améliorant la sécurité, il faut rendre l’apparence “à l’identique”. De plus, près du château, le bâtiment fait partie du périmètre historique.

À côté, prise en charge par la seule paroisse, la salle Blanc Moutier est en rénovation : la surface et le volume sont inchangés mais les murs et la toiture sont remis à neuf, la sécurité, les ouvertures et les aménagements intérieurs modernisés. Tout en s’harmonisant aux bâtiments environnants, elle offrira des services adaptés aux besoins et attentes des habitants et résidents de l’île.

Il y a là une parabole pour notre communauté paroissiale. Nous sommes en période de rénovation non de restauration. Notre évêque appelle à réfléchir, voire modifier, la manière de vivre l’Évangile et les liens entre les paroisses : le nouveau “doyenné” ou ensemble de paroisses nous fait collaborer non plus seulement avec Saint-Jean-de-Monts mais aussi avec Saint-Gilles-Croix-de-Vie et Challans. La mission reste inchangée : rencontrer Jésus-Christ.

Nous ne restaurons pas : ni retour “à l’identique” (lequel ?), ni rêves sur le passé… Nous rénovons, poussés, de plus, par la situation sanitaire. Nous sommes invités à mieux écouter et répondre aux attentes profondes de nos contemporains. Liturgies, engagements, moments de réflexion, catéchèses et propositions de formation sont actuellement plus ou moins perturbés. Internet prend une place inédite. Un ami, confiant, avance que l’année qui vient ne manquera pas “d’engendrements providentiels”. Je l’espère. Ce qui me rassure, c’est que celui qui construit, c’est Dieu et non pas nous (1 Corinthiens 2,9). Gérard Billon

 

éditorial de janvier 2021

Sans signes extérieurs de richesse

Étrange Noël que celui de l’année 2020… Il a été peut-être été plus silencieux et plus profond qu’à l’ordinaire.

Merci à toutes les personnes qui ont montré leur fraternité en s’abstenant de participer aux offices où elles savaient qu’il serait difficile d’observer les consignes sanitaires. Elles auraient aimé – ô combien – chanter avec tous. Elles ont offert leur place. D’autres, pour les mêmes raisons, ont dû faire contre mauvaise fortune bon cœur et retourner à la maison, la « jauge » (quel mot !) étant atteinte. Elles ont prié autrement ou sont venus le lendemain.

Merci à ceux et celles qui, nombreux, joyeux, solidaires, ont “fait assemblée”. Merci aux personnes qui ont assuré le service d’ordre. Qu’aurait été une messe de Noël s’il y avait eu un risque pour les fragiles d’entre nous – les plus proches de l’enfant de la crèche ? Merci aux animateurs et musiciens : cela a été fête aujourd’hui sur terre ! Et cela le reste.

Nos lumières ont brillé sans éclipser l’étoile qui guidait les mages vers la maison de Bethléem. Cette étoile, il a fallu que les mages la discernent dans le ciel. Elle scintillait, extraordinaire seulement pour ceux et celles qui savent voir au-delà du visible…

L’étoile, la crèche, la croix, la parole et le pain sont de pauvres signes. Dieu nous les offre. Notre joie est de les prendre.

Avec Marie, Joseph, nous avons redécouvert une famille large… Dieu est au milieu, “Emmanu-el”, “Dieu-avec-nous”. Les bergers sont allés le voir. Les mages ont fait un long voyage. Mais les savants de la cour  du roi Hérode, pourtant de bons croyants, ne se sont pas déplacés.

Nous, en cette année 2021, nous allons nous lever. Sous l’impulsion de l’Esprit saint, nos membres frémissent déjà. Debout ! Gérard Billon

 

éditorial de décembre 2020

Berger de toute humanité

Aujourd’hui, dans nos crèches, ils sont là, les bergers. Autrefois, dans la nuit de Noël, à l’écart de Bethléem, dans la campagne, toujours sur le qui-vive, ils gardaient leurs troupeaux. C’est à eux que l’ange du Seigneur a annoncé « une bonne nouvelle, qui sera une grande joie pour tout le peuple ». Pourquoi à eux ?

D’abord, les bergers et les anges ont un point commun : ils ont toujours quelque chose à faire. Les bergers se mettent en quatre pour s’occuper de leurs troupeaux, et les anges ne cessent de rendre gloire à Dieu. Ensuite, les bergers nous sont révélés comme les premiers du peuple. Les princes.

Avant d’être roi, David était berger. Dieu lui-même aime être appelé « berger d’Israël » ! Or, les bergers travaillent en dehors du village, à l’écart. Dans leur responsabilité, ils sont solidaires de ceux qu’on laisse de côté. En leur temps et dans le nôtre, dans la société et dans l’Église.

Ils sont l’image de ce que devraient être tous les responsables : dévoués à leur tâche, sans ambition personnelle, cherchant la paix, veillant de jour et de nuit au bien de tous – y compris au bien des brebis galeuses…

La bonne nouvelle est pour tout le peuple. Tout le peuple. Y compris ceux auxquels les bergers ne ressemblent pas : les indifférents aux joies et aux peines des autres. Qui se désintéresse des autres se désintéresse de Dieu.

Dieu ressemble aux bergers. Je n’ai qu’un souhait au terme d’une année qui a éprouvé nos liens avec les plus fragiles de nos sociétés : redécouvrir en nous l’image ancienne et magnifique du berger : accueillant et solide à la tâche, l’oreille dressée vers le ciel et l’œil tendu vers la terre…

De tous les santons qui chantent la vitalité du peuple, les bergers sont les premiers. Ils nous mènent à la crèche. Gérard Billon