Paroisse Saint-Philbert-en-Noirmoutier
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Pâques !

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Homélie du dimanche

Bulletin Le Noroît

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l’Eglise en quatre composantes

Ressuscité, Jésus a laissé à l’humanité le groupe de ses disciples. Nous l’appelons « Église » et nous en faisons partie. La première lecture en décrit le premiers temps – le printemps joyeux tout de paix et d’harmonie, attire notre attention sur les quatre composantes de l’identité chrétienne.

« Ils étaient assidus à l’enseignement des Apôtres et à la communion fraternelle, à la fraction du pain et aux prières. »

L’enseignement des Apôtres. C’est Jésus ressuscité qui leur a légué en même temps qu’il a soufflé l’Esprit saint sur eux. Pierre, Thomas et les autres, relayés par les conciles, les papes, les évêques, les théologiens (clercs ou laïcs) nous l’ont transmis, à chaque fois dans le langage des gens du pays et en tenant compte des manières de penser des nouveaux auditeurs. Il y a le legs des Écritures. Il y a le legs du Credo. Nous allons redire celui dit « des apôtres » qui déploie ce que nous croyons sans voir, ‘croire sans voir » déploie ces quatre mots de Thomas venus du plus profond de l’âme : « Mon Seigneur, mon Dieu ».

La communion fraternelle, celle de la foi au seul Seigneur. le pain fractionné qui devient partagé en communion, scellant notre communion avec lui, le Christ et avec son corps qu’est l’Église. Alors que nous rompons et partageons le pain, nous retrouvons ce que nous perdons parfois : le sens de la fraternité et de la paix. D’où l’importance, avant la communion, du geste de paix. notre Seigneur et notre Dieu, à la fraternité… D’où l’importance aussi de l’offrande, banalisée sous le nom de quête, mais expression de notre générosité – ou non.

Il y a la fraction du pain. Encore un legs des apôtres, repris, sur sa demande, à Jésus, corps rompu, sang versé « pour la multitude » pour le salut de tous, corps brisé, donné à son Père et au monde, librement.

Il y a enfin les prières. Communautaires, personnelles. Nos demandes de pardons, nos chants de louanges, les oraisons, et surtout, dans un instant, après le Credo, la prière dite universelle, pour nous-même, pour l’Église, le monde, notre société, les pauvres, les malades, ceux et celles que l’on veut rejeter dehors et pour ceux et celles qui veulent les rejeter. Pour nous-mêmes et pour ceux et celles qui nous tournent le dos, qui ne nous aiment pas mais que Dieu nous donne comme des frères et des sœurs à aimer. Les prières sont actes de communion fraternelle. Et elles prennent leur source dans la plus intense, la prière eucharistique, concentré de l’Alliance passée par Dieu avec l’humanité par le peuple d’Israël, reprise et portée à son terme par Jésus le Christ.

Les blessures du Christ blessé sont les blessures de tous les humiliés. Elles saignent du corps rompu de Jésus, elles saignent de la fraternité bafouée. « Mon Seigneur et mon Dieu », en se donnant jusqu’au sang, a ouvert un chemin de joie intérieure, de pardon accordé, de paix entre nous. La paix soit avec vous (Gérard Billon)

 

 

Dimanche de Pâques : notre histoire commune notre diversité

Le baptême dont nous allons renouveler les promesses est une fête de famille, une famille large, qui a une histoire et une diversité. La famille : l’Église de Dieu.

Une histoire, résumé dans le discours de Pierre. Une histoire entre Dieu et les hommes, de la naissance du monde, à la naissance du peuple et à sa croissance. Elle trouve son plein accomplissement dans la vérité en Jésus Christ, de la prédication en Galilée à la passion à Jérusalem, la mort sur croix et le matin de Pâques.

Cette histoire est commune à tous. Elle nous unit tous. Elle nous unit dans notre diversité : caractères différents, manières de vivre différentes, manières de croire différentes. Diversité dès l’origine, avec Marie Madelein Pierre et le Disciple que Jésus aimait.

Marie Madeleine est une femme sensible, fragile, elle vit dans le souvenir. Elle est bouleversée quand elle pense que le corps de celui qu’elle aime a disparu. Elle est perdue et ne sait plus à quel saint se vouer. Mais Marie Madeleine est pour nous un exemple, l’exemple de celui, de celle qui perd ses points de repères. Il y a tellement de gens qui sont trop sûrs d’eux-mêmes ! Alors – et  c’est pourquoi surtout elle est un exemple : elle va demander de l’aide à ses amis…

Parmi ses amis, il y a Pierre. Lui aussi commence par ne plus savoir où il en est. Et quand Marie Madeleine lui dit, quand de lui-même, il voit que le corps de Jésus son ami a disparu, il est tout étonné. Il se pose des questions. Comme beaucoup de nous, Pierre est long à la détente.

Il y a enfin le Disciple que Jésus aimait. Celui-là, dès qu’il a vu l’incroyable, il se met à y croire. Croire sans voir, sans voir le corps de son ami – dont la disparition inquiète si fort Marie Madeleine et questionne Simon-Pierre.  Il ne voit que du monde avec quelques bandelettes, signe que la mort est morte. Il croit sans avoir besoin de voir le corps de son ami.  Il croit à l’invisible, à l’éternité,  à la vie qui dépasse la vie, à un amour de Dieu qui dépasse l’amour humain.

Notre assemblée est diverse, il a ceux et celles qui ne savent pas où ils en sont, ceux et celles qui se posent des questions, ceux et celles qui ne se posent pas de question, ceux et celles qui essayent de vivre, sans savoir, mais en pariant sur la vie, sur l’amour.

Nous sommes l’un ou l’autre ou une partie de l’un ou l’autre. Pour, tous Christ est ressuscité.

Aujourd’hui, à Pâques, nous célébrons une naissance, une victoire sur la mort, nous affirmons, simplement, par des tas de choix quotidiens – de manière fort diverse – que l’argent et le confort ne suffisent pas. Que la colère et l’envie de dominer son stériles. Que nous voulons un monde plus lumineux à l’image de la création du monde et du matin de Pâques. Nous affirmons que nous voulons, nous aussi, affronter la mort. Et vivre. Pas une vie qui se traîne, non, la vraie vie, combat contre le mal, choix ferme de la fraternité universelle, du pardon, de la passion… (Gérard Billon)

 

Jeudi Saint “La Cène”

Dans les textes que nous venons d’entendre, Jésus fait deux signes : le signe de l’Eucharistie que relate Paul, et le signe de la “charité” dans l’évangile de Jean. Jésus le fait à travers une évènement très surprenant : le “lavement des pieds” de ses apôtres. Deux signes pour nous aider à entrer dans un monde radicalement nouveau : le monde de l’amour, le monde de la “communion d’amour” cette “révolution” dans notre relation à Dieu et dans notre relation aux hommes.

Jésus sait qu’il va mourir, il est face à l’échec de sa mission ! Cette absence de résultat ne provoque chez lui aucune tentation d’abandon, aucune amertume, aucun rejet ; bien au contraire elle amplifie sa démarche “il va aimer jusqu’au bout”, il prend du pain et en le rompant i dit : “Ceci est mon corps, prenez et mangez”. Et il fit de même avec le vin ! Jésus se donne sans condition gratuitement, il prend l’initiative de la relation d’amour et il accepte le risque de ne pas être accueilli ! Puissions-nous être bouleversées, puissions-nous être bouleversées, puissions-nous vivre une nouvelle naissance en prenant conscience que Dieu nous aime tels que nous sommes. C’est bien là ce que nous apprend l’Eucharistie, c’est aussi ce que nous apprend le “lavement des pieds”. Il nous apprend en effet à pratiquer la “charité”, la “charité” envers les hommes et la “charité” envers Dieu, car pratiquer la “charité”, c’est reconnaître la “grandeur” de l’autre ! la “charité” envers les hommes, comme Jésus avec ses apôtres, ce sont des petits services à l’occasion desquels par un geste, un regard, une parole, celui qui bénéficie de ce service peut prendre conscience qu”il est beaucoup plus grand qu’il ne le pense lui-même, jusqu’à comprendre qu’il est “grand” parce qu’aimé de Dieu !

Jésus sait que Judas va le trahir, que Pierre va le renier, que tous les autres vont le fuir, et pourtant Jésus se met à genoux devant chacun, prenant la condition de l’esclave le plus subalterne et il leur lave les pieds, soulignant ainsi leur grandeur, leur grandeur de pouvoir l’accueillir Lui qui se donne à eux. Leur grandeur ne s’appuie pas sur ce qu’ils font, mais sur ce qu’ils sont ! Chacun, ils sont aimés de Dieu ! Et aimés pour eux-mêmes ! Alors Jésus leur dit : “Vous aussi vous devez vous laver les pieds les uns des autres” car c’est ainsi que vous dépasserez ce qui vous oppose pour reconnaître ce qui vous unit ; la “communion d’amour” entre Dieu et chacun de vous. Le lavement des pieds nous ouvre aussi à la “charité” envers Dieu, car il nous permet de découvrir Sa véritable grandeur ! Lorsque Pierre refuse de se laisser laver les pieds par Jésus, Jésus lui dit “Si je ne te lave pas les pieds, tu n’auras point de part avec moi”. Cet acte bouleverse en effet le regard que Pierre porte sur Jésus et nous sur Dieu! Jésus a rappelé qu’il est “Seigneur et Maître”, et il montre par ce geste que celui qui est le plus grand n’est pas celui qui est le plus puissant, mais celui qui se donne le plus. Celui qui aime le plus, est le plus grand, et Celui qui aime à l’infini, jusqu’à mourir, celui-là est Dieu !

Voilà deux chemins qui nous introduisent dans le monde de Dieu et lorsque le “bruit et la fureur” des heures qui viennent seront retombées parce que cela finit toujours par retomber, alors c’est dans le silence, c’est dans le silence comme celui du Samedi Saint que se fait la Rencontre et l’entrée dans la “communion d’amour” que Dieu propose à chacun. Henri MIAILHE (Diacre)

 
Dimanche des Rameaux et de la Passion

« Mon Dieu, mon Dieu, pourquoi m’as-tu abandonné ? »

Comme d’autres, on l’a humilié, il a connu la lâcheté de ses amis, l’injustice de ses juges. Il a connu la revanche des sans grade qui lui crachent dessus parce qu’ils ne peuvent pas le faire sur leurs supérieurs.

Jésus, maitre de la vie, qui suscitait la vie dans les corps et les cœurs, est mort.

Si Jésus est Dieu, alors Dieu connaît dans sa chair de Dieu, sa chair d’homme, la souffrance des victimes et l’inhumanité des bourreaux. Si Jésus est Dieu, Dieu a été ravalé par des humains au plus bas de l’humanité.

« Mon Dieu, mon Dieu, pourquoi m’as-tu abandonné ? »

Le cri de Jésus n’est pas n’importe lequel. Il est le début d’un psaume. C’est une prière. La prière d’un homme innocent et persécuté qui dit ceci, je pense :

« Il ne me reste rien, je suis seul, mais en ce monde, il existe au moins quelqu’un, toi ».

Jésus prend avec lui le cri de tous ceux et celles qui ont mal. Il en fait un bouquet qu’il présente à Dieu, le Dieu créateur et sauveur, le Dieu qui se tait. Que dirait-il ?

Jésus le Fils de Dieu prend avec lui tous les rejetés, ses frères et ses sœurs et il les fait monter à Dieu son père dans les mots de sa prière du soir.

 « Mon Dieu, mon Dieu, pourquoi m’as-tu abandonné ? »

Dieu entend. Dieu écoute. Il va répondre. De tous les récits évangéliques, Matthieu est le seul à nous rapporter un spectaculaire bouleversement de la création. La terre qui habituellement recueille les cadavres, lesquels, lentement, retournent alors à la poussière, la terre éclate, les tombeaux s’ouvrent. Matthieu arrange peut-être un peu les faits mais c’est pour faire ressortir sa conviction profonde, la vérité de la croix. Au moment où Jésus meurt, la vie jaillit. Non pas la vie biologique mais l’autre vie, la vie autre, celle des mystiques, des poètes et des amoureux, la vie de Dieu.

Dieu, en Jésus, est allé nous chercher au plus bas de l’humanité. Non, il n’est pas mort seul. Il y avait, nous le savons, Marie Madeleine et d’autres femmes. Elles étaient vivantes alors que Pierre et les autres étaient comme tétanisés, comme morts. Il y avait cet homme, Joseph, qui remue les autorités pour qu’il y ait une sépulture digne. Joseph était vivant.

Jésus, en mourant, descelle la pierre de nos tombeaux, renverse les grilles de nos prisons, balaie ce qui, en nous, est corruption, pour que nous émergions avec lui au matin de Pâques libres, joyeux, fraternels. (Gérard Billon, curé)

 

5e dimanche de Carême

“Cette maladie ne conduit pas à la mort, elle est pour la gloire de Dieu” La gloire de Dieu, c’est la manifestation de son Etre, la gloire de Dieu, c’est Dieu qui se rend visible ! Mais pouvons-nous connaître Dieu ? Si nous disons : je sais qui est Dieu, nous pouvons être certain d’une chose c’est que ce n’est pas Lui ! Par contre, il est possible de rencontrer Dieu. Les Evangiles nous font découvrir un Dieu avec lequel nous pouvons entrer en relation. En effet Dieu se manifeste comme une communion d’amour, une communion d’amour au sein de laquelle nous sommes invités.

Depuis le baptême de Jésus, et lors de chacun des évangiles de ce carême, nous avons vu se manifester la communion qui se vit entre le Père, le Fils et l’Esprit, car le Fils donne à voir l’amour de Dieu, alors que l’Esprit, l’Esprit Saint donne à vivre cet amour.

C’est bien ce que nous pouvons voir dans l’évangile que nous venons d’entendre : la résurrection de Lazare, la résurrection de Lazare est le fruit de la communion d’amour entre le Père, le Fils et l’Esprit et de Lazare. Jésus informé de la maladie de son ami, attend 2 jours avant de partir, lorsqu’il arrive cela fait 4 jours que Lazare est mort, et là devant le tombeau alors que le corps de son ami est déjà en décomposition, Jésus prie son Père. Il Lui dit : “Père je te rends grâce parce que tu m’as exaucé”. la confiance de Jésus en la puissance de l’amour de son Père est telle, qu’avant même qu’advienne le “retour à la vie” de Lazare, Jésus remercie ! Et au cœur de l’absolue confiance de Jésus en l’amour de son Père, il y a l’Esprit. Alors Jésus s’adresse au cadavre de Lazare : “Lazare, vient dehors !” Visiblement tout mort qu’il est, Lazare accueille cet appel, il l’accueille parce que jamais absolument jamais l’amour de Dieu ne s’impose. Une fois l’amour de Dieu accueilli la relation est établie et alors l’Esprit, l’Esprit Saint “Celui qui donne à vivre l’amour de Dieu” peut agir il lui redonne vie. Lazare est entré dans la communion d’amour entre le Père, le Fils et l’Esprit. Lazare est le premier des justes que Jésus a été rejoindre dans les enfers !

Comme Lazare nous sommes invités à entrer dans la communion d’amour divine, et nous pouvons le faire car Dieu s’est déjà donné à chacun de nous. Nous avons entendu dans la 2ème lecture saint-Paul dire aux chrétiens de Rome : “l’Esprit de Dieu habite en vous”. Cette présence de l’Esprit de Dieu en nous explique pourquoi chaque mort est une souffrance, Marthe, Marie, leurs amis et Jésus aussi, tous pleurent ce frère, cet ami. Car pour eux, comme pour nous, une attente infinie nous habite, sous une forme ou une autre nous avons un désir d’éternité, et la mort physique vient se mettre en travers de ce désir. Mais “l’Esprit de Dieu habite en nous”, alors laissons-Lui les clefs de la maison que nous sommes pour Lui, disons comme Jésus au jardin des oliviers : “Non pas ma volonté, mais Ta volonté” ? “Si tu crois, tu verras la gloire de Dieu” dit Jésus à Marthe. Si tu crois dans l’amour de Dieu, si tu crois qu’il est plus fort que la mort, alors tu entreras dans la Vie éternelle et tu verras la communion d’amour divine agir à travers toi dans le monde. Dans cette communion d’amour chacun de nous y est passionnément attendu, mieux encore passionnément espéré ! (Henri MIAILHE, diacre) 

 
4e dimanche de Carême. Un aveugle guéri

De tout ce qui s’est passé dans cet épisode, je retiens trois faits, trois événements.

Le premier, c’est ce que Jésus utilise pour guérir l’aveugle : de la boue avec de la salive et de la poussière. Un drôle de médicament ! Très symbolique.

Car de la poussière, il y en a partout. Elle est si habituelle, si quotidienne qu’on l’oublie. La poussière d’une terre qui nous a été confiée, que nous avons tant de mal à ne pas salir, à ne pas blesser. La terre fait partie de nous. Un conte dit qu’à la création du monde, Dieu a modelé l’homme avec de la poussière et… de l’eau. Ici, un homme nouveau est re-créé avec de la poussière et… non pas avec de l’eau mais avec de la salive. La salive sert à quoi ? à parler. Si notre bouche est trop sèche, pas possible. Il faut que notre bouche soit humide. Ici, la salive vient de Jésus, lui qui nous « parle » de Dieu.

Le deuxième fait que je retiens, c’est l’attitude de l’aveugle. D’abord, il s’est bougé, il a fait confiance. Il est allé là où Jésus lui a dit d’aller se laver. Ensuite, alors qu’il est pris à partie, bousculé d’un camp à l’autre, quand enfin on lui demande son avis, il déclare que son guérisseur est un prophète. Pourquoi un prophète ? Parce qu’il est conscient sa guérison est un acte d’amour de Dieu et que tous les prophètes témoignent de l’amour de Dieu. Fort de cette conviction, il accepte d’être rejeté.

Jésus qui lui avait mis de la boue sur les yeux, Jésus qui lui avait donné un peu de lui-même, Jésus qui l’avait laissé libre vient alors vers lui. Et c’est le troisième fait.

L’aveugle ne l’avait jamais vu, évidemment. Pourtant il reconnaît en lui plus qu’un guérisseur qui met fin à son handicap, plus qu’un prophète qui vient vers les rejetés.

Tout cela, Jésus l’est. Mais il y a plus. Jésus tire du plus profond de cet homme les mots de la foi : le « Fils de l’homme » on peut toujours se demander quelle est sa définition. Ici, c’est quelqu’un qui te guérit, qui te laisse libre et qui, lorsque tu es rejeté, vient vers toi, dialogue avec toi, créé des liens d’amitié.

Pour certains de nous, Jésus est un homme admirable, mais est-il le « Fils de l’homme » ? Comme l’aveugle, il nous faut le laisser guérir nos aveuglements, nos enfermements, nos a priori sur nous-mêmes, sur les autres, sur Dieu… Il faut accepter d’éprouver non plus sur nos paupières, mais sur nos cœurs, sur nos intelligences, la douceur de son baume. Ce n’est plus de la salive mélangée à notre terre. C’est un peu de lui-même, dans sa parole et dans son pain.

Il vient de nous mettre du baume sur le cœur et sur l’intelligence. Il ne tient qu’à nous, maintenant, si nous le voulons bien, de laisser agir ce baume. Alors on découvrira qu’il nous relève, qu’il ne veut que notre bonheur, qu’il nous laisse libre.

Il nous laisse libre de le remercier… ou non. Guéri, l’aveugle l’a remercié. (Gérard Billon)

 

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