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Méditer la Parole

Agenda

Méditer la Parole de Dieu le jeudi 15 avril

 

 

Actes des Apôtres 5,27-33 ; Psaume 33 ; Jean 3,31-36

« … mais la colère de Dieu demeure sur lui. »

L’exaspération des membres du Grand Conseil et leur violence est due à la « désobéissance » des Apôtres. La « colère » de Dieu, elle, répond au refus de croire en Jésus. C’est, paradoxalement, une colère non pour tuer mais pour secouer, ranimer en nous l’obéissance à sa volonté (et sa volonté, c’est le salut !), faire naître en nous un mouvement de conversion ! Les membres du Grand Conseil ont une réaction meurtrière. Dieu a une réaction de miséricorde : il veut tellement que nous mettions notre foi en son Fils, librement. Ressaisissons-nous ! Il est encore temps. Jusqu’à la fin des temps, ce sera possible. L’amour est éternel, pas la colère.

note : pas de méditation le vendredi 16 avril. Retour le samedi 17.

 

Actes des Apôtres 5,17-26 ; Psaume 33 ; Jean 3,16-21

« Celui qui croit en lui échappe au jugement »

En son Fils, l’agir de Dieu a pour but de « sauver » le monde et non pas de le condamner. Sauver dès maintenant. Le salut n’est pas plus tard – le jugement dernier – mais dès maintenant ! Nos actions nous jugent et nous situent, dès aujourd’hui, soit dans l’espace de la lumière avec le Christ soit dans celui des ténèbres. L’initiative du Père, sans cesse relancée, est de nous sortir des ténèbres ; Tout se joue à chaque instant, dans une liberté irradiée par la bonté de Dieu. Celui-celle qui, consciemment, préfèrerait les ténèbres n’a pas encore connu (reçu ?) la joie de la lumière… Rien n’est perdu tant que dure le temps présent !

 

Actes des Apôtres 4,32-37 ; Psaume 92 ; Jean 3,7-15

« Nous parlons de ce que nous savons, nous témoignons de ce que nous avons vu, et vous ne recevez pas notre témoignage. »

L’emploi du « nous » et du « vous » est étonnant car Jésus et Nicodème sont seuls. Derrière le «vous», il y a peut-être tous les croyants (juifs ou non) qui peinent à se laisser interroger par la révélation du vrai Dieu en Jésus. Derrière le « nous », il y a peut-être Jésus et ses disciples. Mais, sans doute aussi, avec Jésus, Dieu le Père (dont Jésus es le révélateur) et l’Esprit (qui souffle où il veut et qui est “témoin” en ce monde). Comprendre Dieu et en vivre demande une humilité que certains, parmi les meilleurs (dont Nicodème) (dont nous ?), ont à apprendre…

 

Actes des Apôtres 4,23-31 ; Psaume 2 ; Jean 3,1-8

« Le vent souffle où il veut : tu entends sa voix, mais tu ne sais ni d’où il vient ni où il va. »

La comparaison entre le vent et l’Esprit Saint est habituelle. Encore faut-il se laisser porter (par l’un et l’autre) ! C’est le cas de la communauté en prière. C’est le cas de Nicodème qui a demandé à rencontrer Jésus. Nicodème sera la première autorité juive à honorer le Christ mort. La communauté chrétienne trouve les mots pour comprendre ce qui se passe. Elle est tellement imprégnée de la Parole de Dieu (ici le Psaume 2) qu’elle se montre capable de l’entendre au présent, de l’actualiser. Les mots du psaume lui servent à trouver le sens de ce qui s’est passé. Puisse-t-il en être de même pour nous !

 

Dimanche 11 avril : Pour méditer la Parole de Dieu lors de la messe de la Miséricorde, cliquer ici : homélie en ligne

 

Actes des Apôtres 4,13-21 ; Psaume 117 ; Marc 16,9-15

« Allez dans le monde entier. Proclamez l’Évangile à toute la création. »

La « création » est plus vaste que les êtres humains. Les envoyés que nous sommes auraient donc à penser aussi aux autres « vivants », voir à notre « maison commune » ? Large est la bonté de Dieu !  Aller : c’est un déplacement, sortir de nos cadres habituels de vie et de pensée. Proclamer : c’est une initiative, prendre la parole là où nous passons, sans forcément y demeurer. De plus aller et proclamer ne demandent pas de compétence autre que celle-ci : avoir été envoyé par le Christ ressuscité. Les envoyés, Pierre et Jean par exemple, peuvent être des « hommes sans culture, de simples particuliers » ; néanmoins, ils surprennent les autorités religieuses et civiles. Le Ressuscité ne cache pas les oppositions mais il assure de sa protection. Aujourd’hui comme hier.

Actes des Apôtres 4,1-12 ; Psaume 117 ; Jean 21,1-14

« C’est par le nom de Jésus le Nazaréen… »

Une personne sans nom est une personne qui, aux yeux du monde, n’a pas d’existence légale, sociale, familiale. Note nom suffit à nous faire reconnaître et à nous faire exister pour les autres. Nous répondons à notre nom. Évoqué dans une conversation, alors que nous sommes absents, notre nom suffit à nous rendre présents, une image se formant dans la pensée de ceux et celles qui sont là. Notre nom nous survit. « Jésus le Nazaréen » est un nom qui, évoqué, invoqué, montre qu’il est puissant, présent, actif. Ici, ce n’est pas encore « Jésus-Christ », mais bien le nom social, légal, un nom où se concentre l’histoire du salut, visible et invisible, c’est-à-dire l’amitié de Dieu pour les humains…