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A PROPOS DE LA RÉVISION DES LOIS DE LA BIOÉTHIQUE

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Pape François : la contagion de l’espérance

Bulletin Le Grand Large

Méditer la Parole

Agenda

Méditer la Parole de Dieu le samedi 11 juillet

 

Saint Benoît, patron de l’Europe

Proverbes 2,1-9 ; Psaume 33 ; Matthieu 19,21-29

« Si tu invoques la raison, si tu creuses, alors tu comprendras la crainte du Seigneur, tu découvriras la connaissance de Dieu. »

Benoît est un maître qui ne s’est pas voulu tel. La règle qu’il a élaborée reste une référence non seulement pour les moines (quelle que soit leur obédience) mais aussi pour ceux et celles qui, n’étant pas religieux, veulent servir Dieu au quotidien : « ora et labora » (« prie et travaille »). Le travail est service des autres, de la nature, de Dieu. Prier chaque matin – même brièvement – c’est se remettre devant le sens de nos activités. Or travail sollicite non seulement les mains mais l’intelligence. Dans la prière, élan du cœur, demander à Dieu la raison, c’est reconnaître qu’elle ne vient pas que de nous et lui permettre de se déployer autrement. La « crainte » – qui n’est pas la peur mais un étonnement continuel de la grandeur de l’amour de Dieu – place alors nos activités sous le regard bienveillant du Seigneur. La connaissance de Dieu n’est plus alors un exercice intellectuel mais une expérience intime.

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Vendredi 10 juillet : Osée 14,2-10 ; Psaume 50 ; Matthieu 10,16-23

« Je les guérirai de leur infidélité, je les aimerai d’un amour gratuit »

Comme le dit un psaume, un amour gratuit ne demande « ni offrande, ni sacrifice » en salaire ou en contrepartie de la guérison obtenue.

Le psaume cinquante, médité tous les vendredis, insiste sur la re-création intérieure par le Seigneur. L’action divine est d’autant plus efficace que le pécheur – le malade – a envie de guérir : « rends-moi la joie d’être sauvé ». La joie est un don, un don gratuit ! Elle produit le désir de témoigner, de chanter, de louer, par la bouche et par la vie. En contraste, les difficultés de la mission, réelles, sont secondaires. Avons-nous éprouvé ou éprouvons-nous une telle joie ?

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Jeudi 9 juillet : Osée 11,1. 3-4.8-9 : Psaume 79 ; Matthieu 10,7-15

« Moi, je suis Dieu, et non pas homme : / au milieu de vous je suis le Dieu saint, / et je ne viens pas pour exterminer »

Après des jours où nous avons écouté le Seigneur évoquer sa colère pour créer un électrochoc dans le peuple, l’aveu d’aujourd’hui est d’un inouï et d’une simplicité confondante : « Je suis Dieu et non pas homme ». Un homme, conscient de l’exercice de la justice, pourrait aller jusqu’au bout de sa colère, détruirait et laisserait les choses en plan. Pas le Seigneur. Exterminer est contraire à sa sainteté. La miséricorde n’est pas l’oubli des fautes mais un au-delà de la justice qui espère, mieux que l’annonce de la colère, un changement du cœur. Qui espère, qui n’exige pas…

À la sainteté est liée la gratuité. Gratuité du salut, gratuité de la prédication et des actes de santé, signes du salut.

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Mercredi 8 juillet : Osée 10,1-3.7-8.12 : Psaume 104 ; Matthieu 10,1-7

« Israël était une vigne luxuriante… »

« Était », verbe à l’imparfait, le temps du passé, le temps de la mort. Israël n’est plus une vigne luxuriante. Définitivement? Aujourd’hui, certains parlent ainsi de l’Église : elle « était » ceci ou cela, quitte à en rajouter dans sa gloire enfuie. Hier le peuple d’Israël a éprouvé l’amour de son Seigneur, un amour exigeant, responsabilisant dont le prophète Osée se fait le porte-parole. Aujourd’hui, des disciples se font les porte-paroles du même amour dont la Croix du Christ est le signe le plus éclatant, le plus paradoxal. L’Église ne vit pas pour elle-même, elle vit pour proclamer que le « royaume de Dieu est tout proche ». Son public ? Les brebis perdues et, au-delà, tous ceux et celles qui cherchent un sens à leur vie…

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Mardi 7 juillet : Osée 8,4-7.11-13; Psaume 113b (115) ; Matthieu 9,32-38

« Ils offrent des sacrifices pour me plaire et ils en mangent la viande, mais le Seigneur n’y prend pas de plaisir »

« Notre Dieu, il est au ciel ; / tout ce qu’il veut, il le fait. / Leurs idoles : or et argent, / ouvrages de mains humaines »

Dans le réquisitoire du prophète Osée, l’opposition entre le Dieu vivant et les statues pose la question : peut-on figer Dieu ? Il est le Dieu créateur. On peut figer une image de Dieu, oui. L’image du dieu de Samarie est un animal jeune et vigoureux. D’un côté, l’image n’est pas fausse car elle souligne la force divine, sa capacité à affronter et vaincre le chaos et le mal. C’est à cette image que le peuple offre des sacrifices. De l’autre, elle n’est pas vraie, car, plus que la puissance, c’est sa vitalité, ses sentiments, sa volonté de faire vivre en personnes responsables que le Seigneur tient à faire éprouver. D’où la finale où il évoque l’Égypte : si le peuple retournait en Égypte, il pourrait éprouver de nouveau la libération et le salut ! Il n’est pas possible de retourner en arrière, aussi faut-il aller de l’avant et découvrir la nouveauté divine. Les coups de colère du vrai Dieu ne sont qu’une manière de nous provoquer, de nous secouer…

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Lundi 6 juillet : Osée 2, 16-22, Psaume 144, Matthieu 9,18-26

« La jeune fille n’est pas morte : elle dort. »

De la première lecture à l’évangile, l’intervention bienveillante de Dieu remet les gens sur pied. Dans l’oracle du salut du prophète Osée, le dialogue au désert dont le Seigneur prend l’initiative amène doucement la communauté d’Israël à changer et à vivre. Il faudra sans doute un long chemin… Dans l’évangile, par contre, l’initiative de Jésus est suscitée par la foi du père de la jeune fille et celle de la femme malade depuis douze ans. La vie qui (re)naît chez la jeune fille et chez la femme âgée est la même : c’est la vie de Dieu dont la santé du corps est l’expression visible. La Parole de Dieu réveille en nous ce qui est endormi. L’expression du salut prend diverses formes et ce sont nos corps vivants qui les inventent…

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Dimanche 5 juillet, 14e dimanche du temps ordinaire

Homélie : « l’âne et le fardeau »

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Dimanche 28 juin, 13e dimanche du temps ordinaire

Homélie : « Accueillir »

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Dimanche 21 juin, 12e dimanche du temps ordinaire (fête des pères, fête de la musique)

Homélie : « L’audace et la confiance »