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Méditer la Parole de Dieu

le vendredi 3 décembre

 

Isaïe 29,17-24; Psaume 26 ; Matthieu 9,27-31

« Les sourds, en ce jour-là, entendront les paroles du livre »

Bien des handicaps (en nous) ou des obstacles (devant nous) nous empêchent d’entendre la parole de Dieu. Les aveugles du petit récit évangélique ont eu suffisamment de foi pour être guéri physiquement. Sans leur foi, Jésus n’aurait pas pu grand’chose. Il n’est pas magicien, il est médecin des âmes. Son diagnostic et ses soins se trouvent dans le livre qui consigne les paroles de grâce, le livre qui nous apprend à faire confiance.

 

Isaïe 26,1-6 ; Psaume 117 ; Matthieu 7,21.24-27

« Il a humilié la cité inaccessible. »

Du cantique d’Anne jusqu’au Magnificat en passant par le prophète Isaïe, le propos est insistant : le Seigneur abaisse les puissants et relève les pauvres. Pour deux groupes de personnes, le mouvement est coordonné et s’accomplit dans la fraternité retrouvée. Faut-il interpréter le foulage aux pieds de la « cité inaccessible » comme une revanche des humiliés ? Non, sans doute. La cité n’est pas les habitants de la cité. Le mot « cité » désigne ici ce que les humains ont construit d’orgueil et d’inégalité. Cela doit être détruit et non pas réparé. Pour faire place à la ville sainte, selon la volonté de notre Père qui est aux cieux. Vaste chantier qui a besoin de chacun de nous !

 

Isaïe 25,6-10 ; Psaume 22 ; Matthieu 15,29-37

« Voici notre Dieu, en lui nous espérions, et il nous a sauvés »

 La prophétie d’Isaïe s’est-elle incarnée ? Oui, bien sûr. Jésus nous a sauvés. Rempli de compassion, il a nourri une foule et il continue de nous nourrir. Chaque dimanche, il donne sa vie et fait distribuer généreusement sa parole et son pain. Cependant, malgré leur caractère festif, nos eucharisties n’ont rien du banquet imaginé par Isaïe. Celui-ci, avec ses images généreuses, la fin des larmes et son atmosphère joyeuse, reste à venir. Nous vivons sur l’horizon de la fin de ce monde qui passe et, en ce monde, nous avons à laisser le Christ essuyer nos larmes car le salut a été réalisé. Nous avons aussi à l’aider, en particulier pour tout enfant qui pleure car le salut, déjà réalisé, est encore à venir. Il demande notre collaboration et nous distribuons le pain de la vie à la foule…

 

Saint André. Romains 10,9-18 ; Psaume 18 ; Matthieu 4,18-22

« Or la foi naît de ce que l’on entend ; et ce que l’on entend, c’est la parole du Christ »

L’appel de ceux qui deviendront les premiers apôtres se réalise sur la parole du Christ. Il semblerait donc qu’il y ait peu de différence entre la foi et la vocation. La Parole de Dieu est répandue sur toute la terre. Qui l’entend ? Les paroles du Christ la révèlent. Encore faut-il que des personnes aient en eux suffisamment d’ouverture, d’inquiétude pour l’entendre. Nous ne savons rien d’André, des son frère, de ses amis avant que la parole ne l’atteigne. Pourquoi, lui, l’a-t-il entendue et d’autres, non ? Notre chance est de nous situer dans son sillage à la suite du Christ et d’être, comme lui, de par notre baptême, des envoyés pour la joie du monde.

 

28 novembre : Premier dimanche de l’Avent : homélie en ligne

 

Daniel 7,15-27 ; Cantique de Daniel 3, 82-87 ; Luc 21,34-36

« Restez éveillés et priez en tout temps »

Jésus ne dit pas « restez éveillés pour prier ». L’éveil qu’il demande est celui de l’action. Prier est une action… où l’on se remet à notre Dieu, où on lui demande son aide, où on le remercie, où, simplement, on lui dit notre confiance. Prier est nécessaire pour agir en ce monde où dorent les monstres de la violence et du découragement, où, devant l’ampleur de la tâche (justice et paix !), on peut prendre la tangente ou noyer son chagrin dans une addiction – quelle qu’elle soit. Il nous faut prier pour rester éveillés afin d’agir. Or, le paradoxe, c’est que l’action, souvent, nous empêche de prier : on a tellement d’autres choses à faire !

 

Daniel 7,2-14 ; Cantique de Daniel 3,75-81 ; Luc 21,29-33

« Cette génération ne passera pas que tout cela n’arrive »

Le monde qui craque, bouleversé, les divisions exacerbées, l’agitation des monstres, du mal, objet des lectures des jours passés et de la vision de Daniel, cela est donc arrivé du temps des disciples de Jésus ? Là encore, Jésus n ’a pas fait une prédiction. Il invite, comme toujours à voir l’invisible au-delà du visible. Le grand bouleversement cosmique (qui n’a pas fait grand bruit), la haine déversée, cela s’est passé lors de la Passion et de la Crucifixion. Le « Fils de l’homme » mystérieux est Jésus en croix. Désormais, il nous faut vivre en sachant que le Croix de Jésus, ce qui y a conduit, ce qui en découle, est un début. Le Royaume de Dieu, avec Jésus crucifié-ressuscité, est là désormais. Nous en sommes les témoins et les relais.

 

Daniel 6,12-28 ; Cantique de Daniel 3,68-74 ; Luc 21,20-28

« Redressez-vous et relevez la tête, car votre rédemption approche »

Il y a une conviction des écrits bibliques : la « rédemption » se fait au milieu des douleurs. Il y a là quelque chose qui rappelle une naissance. Pour montrer que cela n’est pas individuel mais communautaire, les images de guerres et de bouleversements cosmiques sont appelées à la rescousse. Aussi ne faut-il pas se tromper : les épreuves que nous traversons ne sont pas le signe de la fin du monde, mais seulement – comme autrefois la destruction de Jérusalem – une anticipation de ce qui viendra. Ce monde va craquer pour en faire apparaître un nouveau. Or, puisque Jésus, avec larme et souffrances, a déjà traversé l’injustice et la mort pour ressusciter dans la gloire, nous sommes déjà un pied dans ce nouveau monde. La « rédemption » est plus qu’une libération : elle est, de la part de Dieu, un acte libérateur qui fait participer librement à sa sainteté – ce que montre le baptême.