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Bulletin Le Grand Large

Méditer la Parole

Agenda

Méditer la Parole de Dieu le samedi 31 octobre

 

Philippiens 1,18-26 ; Psaume 41 ; Luc 14,7-11

« Quiconque s’abaisse sera élevé… »

« Pour moi, vivre c’est le Christ »

Dans le cadre du repas, le propos de Jésus est une invitation à la simplicité et à la modestie. Mais il résonne étrangement puisque nous savons qu’il a été « élevé » sur la croix, signe d’humiliation, conclusion à l’abaissement qui est le sien, Dieu devenu homme… Dans la vie quotidienne, nous qui ne sommes que des humains, la simplicité est sans doute la meilleure façon de montrer que nous sommes disciples du Christ. Il n’a pas voulu d’honneurs, nous l’honorons par une vie attentive aux « petites choses ». Il est annoncé à la fin des temps, nous l’attendons dans le service de nos frères et sœurs. Il est présent en chacun et nous l’écoutons chaque matin nous parler au coeur grâce aux Écritures, cadeau laissé par les apôtres.

 

Vendredi 30 octobre : Philippiens 1,1-11 ; Psaume 110 ; Luc 14,1-6

« À vous la grâce et la paix… »

Sous des mots très simples et ordinaires, la salutation n’est pas banale. Elle conjoint la tradition grecque et la tradition juive, l’Occident et l’Orient, la première et la nouvelle alliance. En hébreu, on se salue d’un beau « shalôm » (« paix », shalom alérem, « paix à vous » de la part de Dieu – en arabe salam alèkoum). En grec, c’est « eucharistô » (« je rends grâce » – je remercie Dieu d’avoir la joie de te rencontrer). La paix est souhaitée entre les personnes, entre les groupes sociaux, entre les nations. La grâce est souhaitée pour la journée (que ce jour soit bon, bien, beau avec l’aide de Dieu [« à la grâce de Dieu »]). Ce petit mot s’étend à la bénédiction sur le pain dans les repas et, au plus haut point, dans nos eucharisties. Celles-ci sont d’immenses actions de grâce à Dieu qui ont à se prolonger en « paix » dans le monde…

Jeudi 29 octobre : Éphésiens 6,10-20 ; Psaume 143 ; Luc 13,31-35

« Revêtez l’équipement de combat donné par Dieu… »

Contre les forces du mal – quelles que soient les formes qu’elles prennent, en nous ou autour de nous, nous en éprouvons les attaques – l’équipement est constitué avant tout des dons de la grâce reçus lors de notre baptême : foi, salut et parole de Dieu. Il comporte aussi (cela va de soi) des actes venant de nous-même  : vérité, justice, ardeur à annoncer l’Évangile « de la paix », prière communautaire. Tout cela est animé par l’Esprit saint.

Cette panoplie, tous nous en sommes revêtus. Quel est son état ? Aujourd’hui, demain, va-t-elle servir ?

 

Mercredi 28 octobre : Saint Simon et saint Jude, apôtres. Éphésiens 2,19-22 ; Psaume 18 ; Luc 6,12-19

« Vous êtes concitoyens des saints… »

Selon la lettre aux Éphésiens, il n’y a pas d’autre hiérarchie dans l’Église que celle-ci : les apôtres et les prophètes forment les fondations mais le Christ est la « pierre angulaire », celle qui, d’abord rejetée, est au fondement des fondations et fait tenir la construction. Les « saints » – dont nous sommes de par notre baptême – sont les « pierres vivantes » précise La première lettre de Pierre. Sommes-nous dignes du choix effectué par Dieu ? Comme pour Simon et Jude, le choix n’est pas dû à notre mérite mais à la grâce divine…

 

Mardi 27 octobre : Éphésiens 5,21-33 ; Psaume 127 ; Luc 13,18-21

« Soyez soumis les uns aux autres… »

« Les uns autres aux autres… », pas seulement les femmes à leur mari mais aussi les maris à leur femme ! La « soumission » n’est pas l’esclavage. Ce n’est pas s’incliner devant quelqu’un qui nous ferait sentir son pouvoir. C’est simplement (!) reconnaître l’autre « comme supérieur à soi-même » – Paul le dit dans la lettre aux Philippiens (2,3 etc), proposant comme modèle le Christ lui-même qui nous a considérés, nous les êtres humains, comme supérieurs à lui, le Fils de Dieu ! Car le Fils de Dieu s’est fait notre « serviteur ».

D’ailleurs, la lettre aux Éphésiens précise qu’ainsi entendu, la « soumission » est « amour », service, don de soi. Il suffit de méditer l’œuvre du Christ. Au premier siècle de notre ère, était-il si difficile de dire aux maris qu’aimer leur femme, c’était donner sa vie pour elle ? Et en notre siècle ?

 

Lundi 26 octobre : Éphésiens 4,32 – 5,8 ; Psaume 1 ; Luc 13,10-13

« Oui, cherchez à imiter Dieu… »

Le portrait chrétien dressé par la lettre aux Éphésiens laisse rêveur. On se dit – je me dis – que nous sommes – que je suis – loin du compte. Il rebondit dans le psaume 1 où la générosité et la tendresse qui ouvrent la lettre participent à nous revêtir du mot « Heureux », celui qui, dimanche prochain, va ouvrir les Béatitudes…

C’est une exhortation : « Oui, cherchez à… » Contre tout ce qui fait barrière, autour de nous, en nous, il y a, pour nous aider, l’amour de Dieu , toujours premier. Alors, peut-être, comme Jésus nous pourrons « voir » les handicaps et les appels muets des anonymes de la foule, « voir » et guérir…

 

Pour méditer la Parole de Dieu du 30e dimanche ordinaire : homélie