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En mai, un “marathon” de prières à Marie

Denier de l’Eglise

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Méditer la Parole

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Méditer la Parole de Dieu le mardi 11 mai

 

Actes 16,22-34 ; Psaume 137 ; Jean 16,5-11

« Paul et Silas priaient et chantaient les louanges de Dieu. »

Après l’accueil généreux (et forcé) de Lydie, voilà Paul et Silas en butte à la violence des habitants de la ville. Du fond de leur épreuve, leur confiance est telle qu’ils chantent Dieu ! Et l’improbable se produit sans qu’ils l’aient demandé : la prison s’ouvre. Mais, plus que les murs, Paul et Silas ont à cœur d’ouvrir les personnes au salut de Dieu. Eux les prisonniers vont mettre leur geôlier sur le chemin de la vraie liberté.

 

Actes 16,11-15 ; Psaume 149 ; Jean 15,16 -16,4

« C’est ainsi qu’elle nous a forcé la main. »

Au long du récit des Actes des Apôtres, Luc donne les noms de quelques personnes : on peut penser que leur mémoire était encore vivante. C’est le cas de Lydie, cette commerçante originaire d’une ville qui se trouvait à l’intérieur des terres sur la côte d’Asie Mineure. C’est sans doute une femme de caractère puisqu’elle « force la main » de Paul pour que le petit groupe de missionnaires loge dans sa maison – et Paul se laisse convaincre ! Plus que ce trait anecdotique, Luc nous laisse entendre que Lydie est à la fois Marthe et Marie (Luc 10,38-42). Elle est Marie car, avant tout, elle « écoute ». Elle est Marthe car elle est hospitalière, avec le sens du service. Elle est la figue accomplie de toutes les femmes qui, dans l’Église au cours des âges, ont participé à l’œuvre de l’Évangile, souvent avec des hommes, à leurs côtés… ou dans l’ombre, toujours actives pour le Seigneur (et pas toujours reconnues).

 

Dimanche 9 mai : Pour méditer la Parole de Dieu lors du 6e dimanche de Pâques : homélie en ligne

 

Actes 16,1-10 ; Psaume 99 ; Jean 15,18-21

« Vous n’appartenez pas au monde. »

Le « monde » est le monde des humains, marqué par les dissensions et le péché. Jésus n’est pas venu le condamner mais le sauver. Pour cela, il a tiré du monde ses disciples et, par le baptême, il nous arrache au péché. Pour le dire d’un mot, il nous tire du monde, il ne nous en retire pas. Le monde reste le lieu où nous avons à témoigner, quoiqu’il en coûte, de l’Évangile et de la bonté de Dieu. Notre témoignage a à s’accorder à l’Évangile de douceur et ne peut pas se calquer sur la violence qui nous entoure.

 

Actes 15,22-31 ; Psaume 56 ; Jean 15,12-17

« Il n’y a pas de plus grand amour que de donner sa vie pour ceux qu’on aime. »

« Pour ceux qu’on aime » : et les autres ? Ceux que l’on a de la peine à aimer ? Il semble que Jésus n’envisage même pas cette possibilité. Lui, il va donner sa vie pour tous les humains – et cela montre qu’il les aime tous, même ceux et celles qui ne l’aiment pas. Le don qu’il fait de lui-même est donc pour nous un appel à nous dépasser, à dépasser nos ressentiments et les obstacles intérieurs à la rencontre…

 

Actes 15,7-21 ; Psaume 95 ; Jean 15,9-11

« Toute la multitude garda le silence… »

Il est des discours qui provoquent des applaudissements. Il en est d’autres qui sont suivis de silence. On a là, peut-être, le plus beau discours de Pierre – celui de Jacques sera un discours de compromis (qui n’est pas sans valeur bien sûr). Le silence n’est pas gêné, il est d’apprivoisement. Les paroles entendues ont touché au cœur et l’adhésion, lentement, se fraie un chemin, non seulement intellectuel mais existentiel. Beaucoup de choses sont remises en cause dans nos convictions, dans nos pratiques. Il faut le temps de les assimiler. C’est parfois le cas après avoir lu ou entendu l’Écriture : on appelle cela « méditer ».

 

Actes 15,1-6 ; Psaume 121 ; Jean 15,1-8

« Tout sarment qui porte du fruit, mon Père le purifie en le taillant, pour qu’il en porte davantage »

Nous avons entendu cet évangile dimanche dernier. Heureux sommes-nous si nous sommes « taillés » par le sécateur de Dieu notre Père ! Encore faut-il que nous acceptions d’être émondés, bref de perdre des éléments auxquels nous tenons. Là est le rôle de la Parole, « plus coupante qu’une épée à deux tranchants ». Avec elle, notre Père ne gardera que l’essentiel, la petite chose dont il sait qu’elle va être fructueuse. Laissons-nous tailler !

 

Actes 14,19-28 ; Psaume 144 ; Jean 14,27-31

« Je vous laisse la paix, je vous donne ma paix … »

Juste avant d’affronter la Passion, Jésus prend soin de ses disciples et leur donne, en testament, beaucoup de choses, dont l’Esprit saint et « la paix ». Sa paix n’est pas « luxe, calme et volupté » comme le rêve le poète Baudelaire. Elle n’est pas d’abord absence de guerre et harmonie des relations entre les personnes. Elle est apaisement. Les raisons de se désoler sont toujours là (le « Prince de ce monde » est actif) mais la paix du Christ permet de les affronter, de mettre un baume sur les blessures qu’elles peuvent causer. La paix du Christ puise dans l’amour du Père pour nous et l’amour que nous avons pour le Père.