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Bulletin Le Noroît

Méditer la Parole

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Méditer la Parole de Dieu le jeudi 14 octobre

 
Romains 3,21-30 ; Psaume 129,1-6 ; Luc 11,47-54

« Vous avez enlevé la clé de la connaissance… »

Il y a des attitudes, propos, traditions qui sont des obstacles à l’action de l’Esprit saint. Le philosophe et théologien Sören Kierkegaard faisait remarquer en son temps (le 19e siècle) que les « docteurs » avaient deux manières d’éloigner les croyants de la Parole de Dieu. La première (qui, à l’époque, était plutôt catholique) était de la « sacraliser » et de considérer que seuls les clercs en avaient la bonne interprétation, le peuple chrétien n’ayant qu’à recevoir. La deuxième (plutôt protestante alors) était de l’étouffer sous l’érudition historique des spécialistes qui, évidemment, brillaient par l’ampleur de leurs connaissances ! Dans tous les cas, « ceux qui savent » humilient « ceux qui ne savent pas ». Que Dieu nous garde de ce danger !

 

Romains 2,1-11 ; Psaume 61,6-9 ; Luc 11,42-46

« Vous passez à côté du jugement et de l’amour de Dieu… »

La dîme sur les plantes était censée aller dans la caisse du Temple. Les gestes comme celui-ci veulent montrer le respect et l’adoration que l’on a pour Dieu. Le désir de montrer à Dieu qu’on l’honore remplit toute la vie, depuis le culte jusqu’à la cuisine… Cela pourrait être bien, sauf qu’à force de multiplier les signes de respect ou d’adoration, on en oublie l’essentiel : aimer Dieu est indissociable d’aimer son prochain, aimer son prochain est le lieu où se vérifie l’amour Dieu. On se perd dans les détails rituels, on ne sait plus trier entre l’essentiel et le secondaire, on se prend pour des héros alors que nous sommes d’abord des frères et des soeurs.

 

Romains 1,16-25 ; Psaume 18a ; Luc 11,37-41

« Insensés ! Celui qui a fait l’extérieur n’a-t-il pas fait aussi l’intérieur ? »

Les ablutions autrefois, les gestes de piété aujourd’hui sont une manière d’honorer la sainteté de Dieu. Mais si elles ne s’accompagnent de geste de charité – d’amour du prochain – elles sont viciées à la base. L’amour du prochain sera toujours la vérification de notre amour pour Dieu. Les « convoitises » du cœur (désir de montrer à l’extérieur une image qui ne correspond pas à l’intérieur) sont obstacles à la pureté. Que nos décisions importantes soient passées au feu de l’Evangile ! Et si nous demandons pardon à Dieu pour nos fautes, la modification de nos rapports avec les autres, la société, la création en est l’épreuve de vérité. Encore une fois : faire moins mais mieux pour retrouver notre identité première de fils ou fille du Dieu vivant !

 

St Jean XXIII. Romains 1,1-7 ; Psaume 97 ; Luc 11,29-32

« Pour que son nom soit reconnu… »

Être apôtre n’est pas un privilège. Sa mission est de faire connaître le nom de Jésus – autrement dit son identité humaine, divine, son action ancienne, future, présente. Elle est une « grâce », elle ne vient pas de soi-même. Reçue de Dieu, acceptée humblement, exercée avec crainte, elle a pour objet « d’amener à l’obéissance de la foi ». L’obéissance est plus qu’une croyance, elle est action au quotidien. Notre foi est-elle active, tout simplement ? Par la prière, mais parle souci des autres, amour de Dieu et du prochain. Vivons-nous sous la grâce du baptême ? Par le baptême, nous sommes appelés à porter l’Évangile à tous, aux proches comme aux lointains. Et cela est à la fois souffrance et joie.

 

10 octobre : 29e dimanche du temps ordinaire : homélie en ligne

 

Joël 4,12-21 ; Psaume 96 ; Luc 11,27-28

« Heureuse la mère qui t’a porté en elle… »

Marie est doublement heureuse. Ax yeux de la femme anonyme sortie de la foule, elle a porté un homme qui redonne confiance, ouvre le Royaume de Dieu, montre en actes la bienveillante exigence de Dieu. Aux yeux de la foi, elle est la première à avoir écouté la parole de Dieu et l’avoir gardée. Elle n’est pas un idéal inatteignable, elle est seulement la première d’entre nous.

 

Joël 1,13-15 ; 2,1-2 ; Psaume 9 ; Luc 11,15-26

« Mais si un plus fort survient et triomphe de lui, il lui enlève son armement et il distribue… »

L’image est étrange et pourtant… L’homme fort qui a investi et gardé son palais pourrait représenter Béelzéboul et toutes les puissances (pouvoir, séduction…) qui ne veulent que notre mal. Or le Christ est plus fort. L’homme fort nous emprisonne, le Christ nous libère. Mais il ne s’installe pas à la place, il « distribue » ou, pour le dire autrement, il nous rend notre humanité qui était captive. Que notre cœur, notre corps soient alors « bien rangés », que la lumière de l’Évangile éclaire les coins sombres, que la vigilance soit de mise ! Redevenir esclave de ce que nous devrions dominer est toujours possible…