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Méditer la Parole

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Méditer la Parole de Dieu le mardi 3 août

 

Nombres 12,1-13 ; Psaume 50 ; Matthieu 15,1-2.10-14

« Dieu, je t’en prie, guéris-la… »

Moïse est contesté par ses propres frère et sœur ! Jalousie ? Question de pouvoir, du pouvoir attaché à la mission de prophète – même si nous ne voyons pas bien ici le lien avec la femme éthiopienne. En réponse, deux choses : d’abord un trait de caractère, à savoir l’humilité de Moïse, et ensuite le rappel de l’attachement du Seigneur à son serviteur. Il n’est pas dit que l’un soit lié à l’autre, mais nous pouvons le penser. En tout cas, l’humilité de Moïse se manifeste quand il fait monter sa prière pour celle qui l’a critiqué. Une leçon pour nous : la mission confiée, quelle qu’elle soit (ne sommes-nous pas tous prophètes de par notre baptême?) est pour le Seigneur et pour les autres pas pour nous pousser du col… Considérons les autres comme supérieurs à nous-mêmes, selon la belle formule de la lettre aux Philippiens !

 

Nombres 11,4-15 ; Psaume 80 ; Matthieu 14,13-21
« Cela déplut à Moïse… »

Ainsi donc, ce que fait le Seigneur peut déplaire à celui qui est son intime !!! Quelle forme la colère du Seigneur a-t-elle prise ? Sans doute, comme précédemment, une destruction d’une partie du camp, autrement dit des lieux de vie habituels. Pour la première fois, Moïse ose reprocher au Seigneur son attitude. La tâche confiée est trop lourde pour lui et Moïse ne peut (et ne veut) pas être dans une relation paternelle vis-à-vis du peuple confié ! J’en retiens qu’il ne faut pas hésiter à faire des reproches à Dieu quand nous estimons être dans notre bon droit…

 

Lévites 23, 1…37 ; Psaume 80 ; Matthieu 13,54-58

« N’est-il pas le fils du charpentier ? Alors, d’où lui vient tout cela ? »

La réaction des habitants de Nazareth se reproduit au fil des siècles. Vivre quotidiennement avec quelqu’un peut empêcher de le « voir » dans sa vérité. On pense le connaître et on le méconnaît. Par ailleurs, penser qu’un fils de charpentier ne puisse posséder et cultiver la sagesse et les miracles reproduit la manière commune d’opposer les manuels et les intellectuels (comme si les intellectuels étaient des « sages » et les manuels, non !). Enfin, nous qui vivons quotidiennement du Christ, de sa parole et de son pain, le connaissons-nous vraiment ? Notre connaissance ne s’émousse-t-elle pas en images ou en propos figés ? La méditation de sa parole, la contemplation de sa présence, le don de sa vie sont là pour renouveler en nous un regard neuf sur lui et son action !

 

Sainte Marthe. Exode 40,16-21.34-38 ; Psaume 83 ; Luc 10,38-42

« À chaque étape, lorsque la nuée s’élevait et quittait la Demeure, les fils d’Israël levaient le camp … »

La fin du livre de l’Exode nous laisse sur un goût d’inachevé : les enfants d’Israël ne sont pas encore arrivés dans la terre que Dieu a promis de leur donner. Qu’importe ! L’accent est mis sur quelque chose de plus profond : la présence divine tout au long de l’itinéraire. À réflexion, notre Dieu est un dieu itinérant. Lorsque David voudra lui construire un temple, Dieu résistera. Il n’habite pas un lieu déterminé. Ce n’est pas nous qui nous déplaçons vers lui, c’est lui qui se déplace avec nous, pour nous, au milieu de nous. Dans notre relation avec lui, il faut nous laisser conduire. Il se lève, nous nous levons. Il s’arrête, nous nous arrêtons. Ses haltes ne sont pas le fruit du hasard (ce qui peut sembler tel aux yeux humains), elles sont pour notre bien. Il est au milieu de nous. Aujourd’hui, où conduit-il notre Église ? Et nous-mêmes ?

 

Exode 34,29-35 ; Psaume 98(99) ; Matthieu 13,44-46

« Il ne savait pas que son visage rayonnait de lumière… »

On dit parfois que le bon vin ou le soleil font luire les visages. Cela est signe de joie. Que le visage de Moïse rayonne après avoir reçu les « tables du Témoignage » est un double indice. D’une part du bonheur que le Seigneur veut développer dans son peuple par la Loi qu’il lui donne, écrite sur les tables en question. D’autre part de l’intimité joyeuse qu’il entretient avec Moïse, une intimité qui porte la Loi. Et si Moïse met un voile (dont il ne sera plus question par la suite), ce n’est pas par jalousie, au contraire : mais la joie divine est précieuse, c’est un élément de fête, elle est à part du quotidien.

 

Exode 33,7-11 ; Psaume 102(103) ; Matthieu 13,36-43

« Explique-nous clairement… »

Rares sont les paraboles qui sont « expliquées ». Quand Matthieu rapporte la demande des disciples et la réponse de Jésus, c’est une manière de nous indiquer comment il faut interpréter les paraboles. D’abord, ne pas en rester à leur aspect fictionnel, ensuite faire un lien avec notre vie et le salut de Dieu. Jésus, ici, nous engage donc sur une piste « allégorique » (du grec allos, « autre »). Une parabole est toujours pour nous faire réfléchir : où en sommes-nous de la réception de la Parole de Dieu ?

 

Exode 32,15-24.30-34 ; Psaume 105(106) ; Matthieu 13,31-35

« Le jour où j’interviendrai, je les punirai de leur péché »

La punition est suspendue. Le péché n’est pas pardonné, ce qui est rare de la part de Dieu.  Il faudra attendre Jésus Christ. En effet, nous sommes au cœur d’un faute qui concerne notre relation avec Dieu. L’épisode ici est comme une « parabole » qui interroge : est-ce qu’il nous arrive de figer Dieu dans une image, une expérience passée, sans doute remarquable (nous la couvrons d’or !), mais passée ! Ce qui nous empêche de le voir autrement, plus près de nous, dans la manifestation toujours renouvelée de son amour.

 

25 juillet, 17e dimanche du temps ordinaire : homélie en ligne

 

Exode 20,1-17 ; Psaume 18b ; Matthieu 13,18-23

« Je suis le Seigneur ton Dieu, qui t’ai fait sortir du pays d’Égypte, de la maison d’esclavage »

Les dix commandements font désormais partie du patrimoine de l’humanité. Les Juifs et les chrétiens les honorent et les considèrent comme des guides pour leur vie. Pour les chrétiens que nous sommes, deux remarques. D’abord que tout est fondé sur une première parole qui est le rappel de l’amour libérateur du Dieu vivant. C’est de cet amour et à cause de lui que tout découle (cela justifie que, dans le sacrement de pénitence et de réconciliation, on commence par se mettre devant l’amour du Seigneur avant de reconnaître nos fautes). Ensuite, que les péchés (écarts, fautes…) sont non seulement des actes objectifs mais ont leurs racines dans la « convoitise », attitude diversifiée et cachée au plus profond de nous.