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Flash-infos : vers la Pentecôte

Mois de Mai, Mois de Marie

Pape François : la contagion de l’espérance

Bulletin Le Grand Large

Méditation-Conférence

Messes retransmises

Agenda

Conférence du mois de mai :

Marie, mère du Sauveur, selon les Écritures

 

1) lundi 4 mai, première partie : « Né d’une femme »

 

 

2) Lundi 11 mai, deuxième partie : « Ma mère, qui est-ce? »

 

3) Lundi 18 mai, troisième partie : La double mise au monde

 

4) Lundi 25 mai, quatrième partie : Magnificat 

 

 

 

Méditer la Parole de Dieu le vendredi 29 mai

 

Actes 25,13-21 ; Psaume 102 ; Jean 21, 15-19

Festus à Agrippa : « Ils avaient seulement avec lui certains débats au sujet de leur propre religion »

Jésus à Pierre : Sur ces mots, il lui dit : « Suis-moi. »

Parfois, Le livre des Actes donne la parole aux « gens de l’extérieur », ici le gouverneur Festus. Se mettre « dans la tête de l’autre » est toujours un exercice risqué. Il montre notre capacité de bienveillance. Le discours de Festus n’est pas caricatural ; aujourd’hui, un homme de bonne volonté mais indifférent pourrait en reprendre les éléments principaux. En effet, la foi chrétienne se situe bien dans le sillage de la foi juive en particulier la confiance au Dieu unique et universel, la place et l’interprétation des Écritures, l’espérance de la résurrection. Elle s’en détache par l’importance accordée à la personne de Jésus, Fils du Dieu unique, Christ annoncé par les Écritures, premier ressuscité d’entre les morts. Mais dire juste est une chose et Festus reste délibérément à l’extérieur. Le saut de la foi en est une autre et c’est la nôtre.

Le saut de la foi s’origine, pour Paul sur le chemin de Damas, pour Pierre sur le bord de la mer de Tibériade, dans le fait d’entendre et d’acquiescer à cette invitation : « Suis-moi ».

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Jeudi 28 mai : Actes 22,30 ; 23,6-11, Psaume 15, Jean 17,20-26

« Je ne prie pas seulement pour ceux qui sont là, mais encore pour ceux qui, grâce à leur parole, croiront en moi. Que tous soient un, comme toi, Père, tu es en moi, et moi en toi. »

La phrase est fondatrice de tout le mouvement de l’Unité des chrétiens. « Que tous soient un… » : c’est un souhait ! Il est en cours de réalisation. Or, l’unité profonde est en fait déjà réalisée dans la mort et la résurrection du Christ et le don de l’Esprit. L’unité visible montre néanmoins des imperfections, voir des blessures. Il s’agit bien sûr de la diversité des confessions. Mais celle-ci prend en compte ce qui est très humain : la culture. Entre Orient et Occident, entre Constantinople et Moscou, entre Paris et Genève, les diversités culturelles n’ont pas élevé de murs si hauts que l’Esprit ne puisse aller d’une maison à l’autre. Espérons-le aussi des divisions à l’intérieur de chaque confession où la culture se mêle à des visions du monde… et de Dieu parfois opposées.

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Mercredi 27 mai : Actes 20,28-38, Psaume 67, Jean 17,11-19

« Il y a plus de bonheur à donner qu’à recevoir »

Ce propos de Jésus cité par Paul n’est pas retenu par les évangiles, pas même par Luc qui écrit le troisième évangile ainsi que le livre des Actes des Apôtres. Il correspond bien cependant à la prédication du Règne de Dieu : aimer l’autre sans attendre de retour – exactement comme le Bon samaritain, modèle d’amour du prochain. Le bonheur naît du mouvement vers l’autre : la personne à demi-morte ou, ailleurs, la foule qui n’a pas de nourriture, les malades qui demandent à être guéris, les pécheurs qui attendent d’être sauvés.

Dans son mouvement de don, Jésus donne au bonheur un visage et un corps. Nous, nous avons du bonheur à le recevoir mais son bonheur à lui est encore plus grand. Il nous invite à en faire l’expérience, à nous lancer à corps perdu dans le don de nous-mêmes. Or ce mouvement de don, entier envers les êtres humains, est aussi un mouvement vers le Père, source de toute joie. Il est enfin détachement volontaire des affections – de Paul envers les anciens d’Éphèse, de Jésus envers ses disciples. Ce détachement n’est pas rupture : il reste le lien si fort de l’enseignement à nous confié et de la prière pour nous. Nous ne sommes ni isolés ni seuls.

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Mardi 26 mai : Actes 20,17-27 ; Psaume 67, Jean 17,1-11

« J’ai servi le Seigneur en toute humilité, dans les larmes et les épreuves. »

« J’ai manifesté ton nom aux hommes que tu as pris dans le monde pour me les donner. Ils étaient à toi, tu me les as donnés, et ils ont gardé ta parole. »

Tant la première lecture que l’évangile sont des sortes de testament. Paul fait le bilan de sa mission. Nous l’avons suivi depuis le récit de sa conversion et nous savons la passion qu’il y a mise pour enseigner en public (dans les synagogues) et de maison en maison (par exemple celle de Lydie). Il se remet à l’Esprit saint pour « rendre témoignage à l’Évangile de la grâce de Dieu ». Par son discours, il passe une sorte de relais aux anciens de l’église d’Éphèse.

Cette dépossession de soi-même, Jésus l’exprime d’une autre manière. Lui aussi passe un relais. A ses disciples, à Paul – dont on peut penser qu’il correspond à ceux et celles qui lui ont été donnés par le Père – et à nous-mêmes. Différemment de Paul néanmoins, ce n’est pas à l’Esprit saint qu’il se remet tout entier, mais à son Père.

Sans doute y a –t-il là l’écart entre Jésus et nous. Bien sûr nous prions le Père mais l’intimité du Fils et du Père est unique. Nous, c’est à l’Esprit saint que nous avons affaire. C’est lui qui doit nous mener – sachant (et c’est le cas de Paul) qu’une vie dans l’Esprit permet de comprendre – sinon d’entrer – dans cette intimité.

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Lundi 25 mai : Actes 19,1-8, Psaume 67, Jean 16,29-33

« Je suis vainqueur du monde »

Dans l’évangile de Jean, le « monde » désigne l’univers créé par la Parole de Dieu et, plus particulièrement l’humanité. Or l’humanité est travaillée par le péché, mouvement de fermeture à Dieu, voire d’hostilité envers lui.

L’action créatrice du Christ, Parole ultime de Dieu, se déploie par le salut qu’il est venu apporter au monde. Dès lors, cette volonté de salut affronte bien des combats et des épreuves. Ainsi, dans la Passion, les disciples, dont la foi est sincère, vont laisser leur maître seul. Il est tout seul aux yeux humains, mais plus intime que jamais avec le Père aux yeux de la vraie foi. Abandonné de tous, cerné par la haine, Jésus va vaincre le « monde » en tant que celui-ci est monde de péché. La croix devient nouvel acte créateur.

Pour l’éternité, Christ est « vainqueur du monde ». Les disciples que nous sommes n’ont plus à craindre les morsures du mal – extérieur, intérieur – car celles-ci ont perdu leur pouvoir de mort. Il suffit juste de garder les paroles du Christ, Parole de Dieu. L’Esprit est là pour çà.

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Dimanche 24 mai, 7e dimanche de Pâques

Homélie : « Sur la réalité du spirituel »